Tivernon - L'abbé Toussaint BREVET (1753 – 1810)
Modifié le : 07/08/2026 12:32
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Il y a dans l’église St Etienne de Tivernon, une plaque, datée de 1894 (voir figure 1 ci-dessous), dédiée à la mémoire des curés de Beauce qui ont souffert pour la Foi en 1793 et 1794. Elle a été mise en place par le curé Pierre VAURS, curé de Tivernon de 1889 à 1895, qui a souhaité ainsi commémorer les 100 ans de cette tragédie.
Cette plaque rappelle aujourd’hui aux passants et aux habitants de Tivernon cette page sombre de l’Histoire de France. Il s'agit en effet d'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire religieuse de la Révolution française qui s’est déroulé durant le régime de la Terreur.
Le nom du curé BREVET, qui fut le curé de la paroisse de Tivernon de 1802 à 1805, y apparaît gravé. L’inscription nous apprend qu’il a subit la détention au fort du Paté et à Brouage.
Je vous propose donc de découvrir dans cet article, un résumé de cet épisode si particulier que vécut l’abbé Toussaint BREVET entre 1793 et 1796.
On peut lire sur cette plaque :
A la mémoire vénérée
Des curés de Beauce qui ont souffert
Pour la Foi en 1793 et 1794
Louis Toussaint BRENET, curé de Tivernon
Et de Lion, subit la détention au fort du Paté
et à Brouage. Il mourut en 1811 curé de Morville
François Joseph SUTIN, curé d’Oison, fut
incarcéré à Paris. Il mourut en 1813 curé de
Patay.
Jean CROSNIER, curé de Teillay-le-Gaudin,
Agé de 69 ans, fut d’abord emprisonné à Bordeaux
Et à Blaye, puis renvoyé à Orléans et
Interné à la Croix. Il mourut en 1808
Chanoine honoraire d’Orléans.
Jacques LEJEUNE, curé de Villereau, déporté
A la Guyane, mourut le 21 octobre 1798.
Nicolas PORCHER, curé de Faronville, condamné
A mort le 24 février 1794, fut exécuté
………
Réparons, expions, aimons pour le salut de
Notre chère patrie.
25 février 1894.
Toussaint BREVET est né le 31 octobre 1753 à Pithiviers (paroisse St Salomon) de Clément Brevet exerçant la profession de marchand et de Marguerite Haussenard.
Il est ordonné prêtre en 1777 et au mois de juin 1789, à 36 ans, il est nommé par l’évêque d’Orléans à la cure de Lion-en-Beauce, petite paroisse du Loiret d’environ 260 habitants à cette époque, située à quelques kilomètres au sud de Tivernon.
En cette fin de siècle, sous le règne de Louis XVI, la convocation des Etats généraux au début de l’année 1789 provoque à Lion-en-Beauce, comme dans toute la France, un immense enthousiasme et une grande espérance. Mais un mois après l’arrivée de l’abbé Toussaint BREVET, dans sa nouvelle paroisse, la Révolution éclate avec la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Pour autant, entre l’été 1789 et jusqu’en 1792, les habitants de Lion-en-Beauce restent majoritairement attachés au Roi, à leur église et à leur curé.
La Constituante, en abolissant la dîme, qui était une source importante de revenus pour le clergé, devait donc réorganiser et assurer elle-même le sort du clergé français. Le prêtre serait dorénavant un fonctionnaire de l’Etat, nommé et rétribué par l’Etat. Pour ce faire, l’assemblée Constituante vote le 12 juillet 1790 la constitution civile du clergé. Cette constitution transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires qui doivent obligatoirement prêter serment à la République. Mais certains prêtres refusent de prêter serment. Ils seront dorénavant appelés « prêtres réfractaires », ou « non jureurs » ou « insermentés », contrairement aux prêtres « assermentés » ou « jureurs ».
Par exemple, à Dadonville, au sud de Pithiviers, le samedi 1er janvier 1791, le maire et les officiers municipaux sont assemblés dans l'église pour entendre et recevoir le serment prêté par M. Philippe Hirault curé de Dadonville et ils certifient que le dit sieur curé a fait le serment solennel.
Dans le Loiret le succès du serment de 1790 est total. Sur 504 ecclésiastiques fonctionnaires publics, 48 seulement se sont montrés réfractaires dans le Loiret (soit environ 10%).
Toussaint BREVET, curé de Lion-en-Beauce, est parmi ces prêtres réfractaires. Mais ses paroissiens lui gardent toute leur confiance car malgré son refus de prêter serment à la République, Brevet continue jusqu’à la fin 1792 (voir figure 2 ci-dessous) de remplir sa mission de prêtre dans la paroisse de Lion-en-Beauce et d’enregistrer les Baptêmes, Mariages, Sépultures.
Toussaint BREVET déporté
Cependant, le 26 août 1792, une loi est votée par l'Assemblée législative qui condamne les ecclésiastiques insermentés à la déportation et les considère comme des « instigateurs de troubles ». Ceux qui avaient jusqu’à maintenant refusé le serment de 1790 ou celui de 1791, sont maintenant tenus de quitter la France dans les quinze jours. Les réfractaires qui restent en France seront arrêtés, emprisonnés et envoyés en Guyane.
Le départ de ces prêtres réfractaires est donc organisé vers les ports de l’Atlantique. Ainsi l’Histoire nous rappelle que les religieux sont conduits par milliers, à Rochefort, à Nantes et à Bordeaux pour être déportés à la Guyane. Cette déportation fut qualifiée à cette époque de la Terreur de « guillotine sèche ».
Dans le Loiret, près de 70 prêtres du diocèse d’Orléans quittent la France et fin mars, début avril 1793, tous les prêtres insermentés du Loiret (50 probablement) qui n’ont pas voulu quitter la France sont arrêtés et enfermés au séminaire d’Orléans.
L’abbé Toussaint BREVET, le réfractaire, ne souhaite pas quitter sa chère paroisse et la France. Il est donc arrêté dans son église de Lion-en-Beauce et enfermé au séminaire d’Orléans. Ensuite en mars ou avril 1793, il est envoyé dans la citadelle de Blaye. Il embarque donc sur la Loire au port de Recouvrance d’Orléans pour Tours et de là, à pied ou en charrettes, il traverse, avec les autres prêtres du Loiret et sous bonne escorte; Châtellerault, Poitiers, Ruffec, Angoulême, partout en butte aux insultes des populations surexcitées.
Le Fort Paté
A partir d’avril 1793, les nouveaux arrivants sont envoyés dans la citadelle de Blaye assez vaste et qui offre des locaux en partie disponibles. L’abbé Toussaint BREVET, après avoir traversé une bonne partie de la France, séjourne dans cette citadelle.
Mais le 6 mai 1793, l'arrivée de volontaires des Landes à Blaye sème le trouble, car les volontaires souhaitent massacrer les prêtres réfractaires emprisonnés dans la citadelle. Pour éviter un drame, le lendemain, les autorités municipales de Blaye font partir les prêtres sur des barques. Et ils sont installés au fort Pâté. Le fort Paté est un fort militaire construit sur une des îles de l’estuaire de la Gironde (l’île Paté). Il se trouve en face à la ville de Blaye.
On a mis à leur disposition de la literie militaire, des tables et quelques bancs. La nourriture est apportée par barques : une livre de pain par jour, un peu de viande ou de poisson, quelques légumes. Mais ce dont les prisonniers du Pâté se plaignent le plus, c’est l'invasion des rats, des souris et surtout des puces.
200 prêtres sont internés au Fort Paté. L’abbé Toussaint BREVET se trouve parmi eux, (comme précisé sur la plaque commémorative dans l’église de Tivernon).
Les conditions de vie sont très difficiles pour ces prêtres réfractaires et après quelques temps les autorités bordelaises décident de renvoyer dans leurs départements les ecclésiastiques âgés de plus de 60 ans. 13 prêtres d'Orléans sont ainsi renvoyés. Mais ramenés à Orléans, ces prêtres sont, dès leur arrivée, internés dans la prison de La Croix destinée aux sexagénaires et infirmes. L’abbé Jean Crosnier, dont le nom figure sur la plaque commémorative dans l’église de Tivernon, âgé de 69 ans, est renvoyé à Orléans et interné à la Croix. Il mourut en 1808 Chanoine honoraire d’Orléans.
Les conditions de vie sont atroces et les prisonniers du Fort Paté tombent presque tous malades. On décide alors de les ramener à Bordeaux et de les interner aux Grandes Carmélites. L’abbé BREVET est transporté à Bordeaux lui aussi. Il a 40 ans. Il ne restait au Fort Pâté plus que 24 prisonniers.
Les prêtres du Loiret sont donc internés à Bordeaux. Mais le 5 décembre 1793, on décide de renvoyer à Blaye 90 prisonniers et on les interne de nouveau au fort Pâté. Puis, le 17 décembre 1793, 92 autres sont conduits à la Citadelle de Blaye.
Les prisonniers du Fort Pâté retrouvent, malheureusement, les mêmes conditions d’enfermement que celles du début de mai 1793. Le Fort est noyé dans la brume, ils sont entassés les uns sur les autres, à peine nourris. Ceux, enfermés dans la citadelle de Blaye, sont mieux traités. Ils n'ont ni matelas ni couvertures, mais ils sont au sec.
Enfin, en janvier 1794, un arrêté du conseil exécutif prescrit de conduire dans les ports de Bordeaux et de Rochefort tous les prêtres réfractaires et de les embarquer sur des bateaux de commerce pour la Guyane.
On prépare des bateaux pour emmener les déportés : "Le Jeanty", "le Républicain", et "le Dunkerque" sont mis à la disposition des autorités départementales pour ce transport.
"Le Jeanty" commence à embarquer 136 déportés à Bordeaux le 3 novembre 1794. Puis, le 10 novembre, 70 déportés de Blaye. La cargaison est complétée le 21 novembre de manière à former un groupe de 250 déportés. Les prêtres du Loiret, qui ont été dispersés, se retrouvent pour la plupart sur le "Jeanty".
Certains sont embarqués sur le "Républicain" qui charge 201 prêtres dont l’abbé Toussaint BREVET.
Le "Dunkerque" reçoit également 150 déportés.
600 prêtres détenus à Bordeaux, dans la citadelle de Blaye et le fort de Paté sont embarqués sur les 3 navires à la fin de l’année en 1794.
L’abbé Toussaint BREVET est resté incarcéré au Fort Paté de mai 1793 à novembre 1794.
La vie sur le "Républicain" est effroyable. Un médecin écrira sur son rapport : "Afin de juger par nous-mêmes de la situation d'hommes aussi entassés, nous avons demandé qu'ils fussent réunis à leur poste comme ils le sont pendant la nuit. Nous avons parcouru cet espace, tendu de hamacs sur un double rang de telle façon que ceux qui veulent aller aux baquets placés aux quatre coins du poste ne peuvent s'empêcher de trébucher sur ceux de leurs compagnons qui sont sur leur passage. Par suite de l'air épais, stagnant et méphitique de ce lieu, du défaut d'exercice empêché par le manque d'espace pour un aussi grand nombre de détenus, des suppressions fréquentes de transpiration qu'éprouvent ces hommes en sortant le matin de ce lieu le corps encore couvert de sueur, nous avons trouvé un bon nombre atteint d'érysipèle, d'ecchymoses, de pétéchies scorbutiques…
L'état sanitaire n'est pas amélioré par la nourriture : le pain est de très mauvaise qualité, les biscuits fourmillent de vers, la viande est immangeable et les fèves des marais sont si pleines de charançons qu'il surnage dans les baquets de soupe une épaisseur d'un centimètre de cadavres de ces insectes.
Les rats et les souris, écrit un déporté, nous courent sur le corps et parfois dans nos cheveux. Mais la pire souffrance est occasionnée par les poux. Il est impossible de nous en garantir ; nous sommes obligés de quitter nos chemises deux ou trois fois par jour pour les chercher et éviter d'en être rongés ; ceux qui n'ont pas ce soin sont véritablement dévorés.
Les trois bateaux ("Le Jeanty", "le Républicain", et "le Dunkerque") quittent l'embouchure de la Gironde le 17 décembre 1794. Mais la tempête les oblige à se mettre à l'abri en longeant l'île d'Oléron. C'est là que les attende la flotte anglaise qui tire quelques bordées sans les atteindre. Par prudence les capitaines de ces anciens bateaux négriers se réfugient dans l'estuaire de la Charente et stoppent en rade du Port des Barques. Le "Gentil" y arriva le 20 décembre 1794 et le « Républicain » le 22 décembre 1794. Dans cette rade se trouvent deux bateaux chargés eux aussi de prêtres déportés venant de Rochefort.
Mais les prêtres venant de Bordeaux ne sont pas débarqués. Ils restent au Port des Barques sur le "Gentil", le "Républicain" et le "Dunkerque".
La citadelle de Brouage
Depuis 4 mois les prisonniers sont sur les 3 bateaux et la situation sanitaire est alarmante.
De plus, le blocus anglais rend impossible une sortie des bateaux vers l’océan. On décide alors le 27 avril 1795, de faire quitter les bateaux aux prêtres. A pied, après quatre heures de marche, les 203 prêtres encore vivants, dont Toussaint BREVET, lentement, péniblement, épuisés, couverts de haillons, entrent dans la vieille citadelle abandonnée de Brouage (Brouage était une citadelle fortifiée au cœur des marais de Charente-Maritime entre Rochefort et Marennes). Rien n’est préparé pour les recevoir. Il n’y a ni lits, ni paille, ni remèdes, ni médecins. Les déportés sont enfermés dans l’église paroissiale et 42 malades sont transportés à l’isolement sur une goélette.
Cependant, le gouverneur de la citadelle reste exigeant : les prêtres doivent se présenter au premier son de la cloche pour répondre aux appels et prendre part aux distributions. Là il faut attendre parfois longtemps le bon vouloir du citoyen maire, un prêtre défroqué, ou du citoyen gouverneur, quel que soit le temps, soleil ou pluie, pour obtenir une minuscule ration de mauvais pain ou de viande immangeable.
Plusieurs prêtres manquent de vêtements et une partie couche sur les planches, n'ayant pas seulement de paille.
La majorité des détenus est malade. Ils manquent de vêtements, de vivres, de literie, de soins et de remèdes.
La fin de la Terreur
La terreur, qui a dévoré les droits de l’Homme, prend fin plusieurs mois après le Coup d'État du 27 juillet 1794 et l’exécution de Robespierre, principal instigateur de la Terreur. Lentement les prisons commencent à s'ouvrir mais le tribunal révolutionnaire de Paris n’est supprimé que le 31 mai 1795.
Néanmoins, grâce à quelques initiatives individuelles, le transfert à Saintes des prêtres déportés à la citadelle de Rouage a lieu en février 1795.
Le 11 mars 1796, le ministre de la police décide le transfert des 125 prêtres restants à Saintes, dans une maison de réclusion. Bien accueillis à Saintes, ces prêtres, dont le calvaire avait commencé en mars 1793, ne sont cependant libérés que le 9 août 1796. Citons parmi eux les abbés Landais, Brevet, Blanbisson, Mojon, Mopinot, Ricordeau…
On peut penser que l’abbé BREVET est arrivé dans le Loiret à la fin de l’année 1796 soit 3 ans après son arrestation. Malgré cette dure épreuve et ces terribles souffrances il continue son service ecclésiastique. Il sera curé de Tivernon et Oison de 1802 à 1805 avant d’être nommé à Mareau puis Morville.
Il décède le 7 novembre 1810 à Pithiviers à l’age de 57 ans.
Liste non exhaustive des 51 prêtres du Loiret déportés
AIGNAN (Aignan), chanoine de Sainte-Croix à Orléans ; mort le 24 brumaire an II (14 novembre 1793), probablement à Bordeaux.
ALIX (Jean Laurent), chanoine de Saint-Aignan à Orléans ; "Gentil", puis Brouage ; libéré le 19 floréal an III (18 mai 1795).
AUBERT (François), capucin.
AUGER (Claude), curé de Saint-Denis-de-l'Hôtel ; ramené à la Croix ; libéré après le 21 ventôse an III (11 mars 1795).
AUGIER (Jean-Marie), curé de Chambord ; ramené à la Croix ; mort à la Croix le 28 pluviôse an II (17 février 1794).
BAUDOIN (Jean), chartreux ; sur le "Gentil"
BELLETRUX (Jean-François), chanoine de Sainte-Croix ; mort à Blaye le 16 thermidor an II (3 août 1794), âgé de 48 ans, "d'une paralysie contractée au cachot du Fort de Hâ". BLANBISSON (Alexandre Hudebert de), archidiacre de Pithiviers ; sur le "Gentil", puis Brouage et Saintes ; libéré en fructidor an IV (août 1796).
BOUTET (Jean-Baptiste), capucin ; sur le "Républicain", puis Brouage ; libéré, il meurt le 14 fructidor an III (31 août 1795).
BREVET (Toussaint), curé de Lion-en-Beauce ; sur le "Républicain", puis Brouage et Saintes.
CHAILLOUX (Jean-Maurice), capucin.
CHAU (Louis Pierre), chanoine de Saint-Pierre-Empont ; ramené à la Croix ; libéré après le 21 ventôse an III.
CHESNEAU (Germain), curé de l'Alleu-Saint-Mesmin à Orléans ; sur le "Gentil".
COSSON (Mathieu), curé de Saint-Nicolas à Beaugency ; ramené à la Croix ; libéré le 24 frimaire an III (14 décembre 1794).
CROSNIER (Jean), curé de Teillay-le-Gaudin ; ramené à la Croix.
DADOUE (Nicolas Vincent), chanoine de Sainte-Croix ; mort à Bordeaux le 15 ventôse an II (5 mars 1794) à l'âge de 72 ans.
DELABORDE (Louis), chanoine de Saint-Aignan à Orléans ; ramené à la Croix libéré le 3 germinal an III (23 mars 1795).
DUBOIS (François Noël), chanoine de Sainte-Croix à Orléans.
FERNAULT (Jean Etienne), chanoine de Gien ; sur le "Gentil" ; libéré le 27 bru maire an III (17 novembre 1794).
FOUCHER (André), chanoine vicaire de Sainte-Croix ; sur le "Gentil" ; mort à Brouage le 23 messidor an III (11 juillet 1795) à l'âge de 56 ans.
GIRARD (Jean), chanoine de Gien ; ramené à la Croix.
HULLIN (Louis Jean), chanoine à Angers ; ramené à la Croix.
LABBE (Jean-François), religieux augustin à Nemours ; sur le "Gentil".
LANDAIS (Jean-Baptiste), supérieur du séminaire à Meung-sur-Loire ; sur le "Gentil", puis Brouage et Saintes ; libéré le 19 fructidor an IV (4 septembre 1796).
LAUREAU (Eutrope), curé de Marsainvilliers ; sur le "Gentil", puis Brouage.
LEBRETON (François), chanoine de Saint-Aignan à Orléans : mort à Bordeaux le 5ème jour sans-culottide an II (21 septembre 1794) à l'âge de 57 ans.
LEFEVRE (Jean-Louis), Grand Carme d'Orléans ; sur le "Gentil".
LOISEAU (Louis Eusèbe), archiprêtre de la cathédrale d'Orléans ; ramené à la Croix ; libéré, il mourut le 18 ventôse an III (8 mars 1795).
LOISEAU (Pierre), chanoine de Sainte-Croix d'Orléans ; ramené à la Croix, il y mourut le 10 août 1793.
MARCHAND (Jean), curé de Neuvy-en-Sullias; sur le "Gentil".
MARTIN (Michel), curé chanoine de Saint-Pierre-Empont à Orléans ; mort à Bordeaux le 17 septembre 1793
MASSION (Henri Marie), prieur des Grands Carmes d'Orléans ; sur le "Gentil".
MEFFRE (Joseph), chanoine de Gien ; ramené à la Croix ; libéré après le 21 ventôse an III. MENAGER (Michel), chanoine de Sainte-Croix ; fut-il ramené à la Croix ou embarqué sur le "Gentil" ? Les documents se contredisent ; mourut à Orléans le 17 messidor an VI (5 juillet 1798) à l'âge de 73 ans.
MOJON (Nicolas), curé d'Yvoy (Cher) et chanoine de Gien ; sur le "Gentil", puis Brouage et Saintes.
MOPINOT (Guillaume), chanoine régulier ;sur le "Gentil",puis Brouage et Saintes ; libéré le 10 fructidor an IV (28 août 1796).
MOREAU (Etienne), chanoine de Gien ; sur le "Gentil" ; serait mort à l'hôpital de Rochefort en 1795.
MORIN (André), chanoine doyen en Auvergne, réfugié à Orléans.
MORIN DE LETZ (Louis Jacob), chanoine de Trôo ; ramené à la Croix.
MORIN DE LETZ (Jean André), archidiacre de Sully ; ramené à la Croix.
PARIS (Jacques Florent), chanoine de Saint-Aignan à Orléans ; mort au Fort Paté, rongé par la vermine, le 25 pluviôse an III (14 février 1794) à l'âge de 67 ans.
POLIGEROT (Louis François), dit "Guillain".
PONTOIS (Augustin), capucin ; ramené à la Croix, il y mourut le 25 brumaire an III (15 novembre 1794) à l'âge de 74 ans.
PRYVE (Léonor), vicaire et chanoine de Saint-Pierre-Empont à Orléans ; ramené à la Croix ; libéré le 16 ventôse an III (6 mars 1795) à l'âge de 65 ans.
REUILLE (Claude), dit "Zozime", capucin ; sur le "Gentil".
RICORDEAU (Mathurin), vicaire à Moisenay (Seine-et-Marne) ; sur le "Gentil", puis Brouage et Saintes.
SEVESTRE (François), curé de Saint-Péravy-la-Colombe ; ramené à la Croix, libéré le 6 germinal an III (26 mars 1794).
SINSON (Pierre Guillaume), chanoine de Saint-Pierre-Empont ; sur le "Républicain".
SINSON (Joseph René), chanoine de Meung-sur-Loire : sur le "Républicain" ; libéré le 23 floréal an III (12 mai 795).
VALLERAND (Pierre), chapelain de l'Hôtel-Dieu de Pithiviers ; sur le "Gentil", puis Brouage. VINCENT (Alexis), chartreux
Sources
Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais Numéro hors-série 1978 de l’abbé Michel GAND
Le Loiret Généalogique
Archives départementales du Loiret
Mairie de Tivernon









