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Général Jacques DARNAUD de Bricy-Boulay par Ch. CUISSARD

Auteur : rplb  Créé le : 29/04/2013 10:11
Modifié le : 29/04/2013 10:15

Loirebeauce-encyclopedia complète l'histoire d'un enfant de Bricy-Boulay par ce témoignage de

Ch CUISSARD- pages 663/664 (Archives Départementales du Loiret)

 

Général Jacques DARNAUD

 

DARNAUD, Jacques, baron, Lieutenant-Général, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre de Saint-Louis, né à BRICY-BOULAY le 8 avril 1758 (Le Patriote Orléanais du 28 janvier 1916 qui donne son acte de naissance indique la date du 8 janvier 1758).

Après s’être enrôlé volontairement dans le Régiment d’Anjou le 10 août 1787, il fut le 15 septembre 1791 nommé Sous-lieutenant à l’unanimité par les officiers de son Corps. La Révolution qui arrivait le trouva Capitaine en 1793. Dès lors sa vie ne fut qu’une suite de triomphes. Employé d’abord à l’Armée du Rhin, puis à celle du Nord, il chargea le premier à la bataille de Honswote, prit à la baïonnette une redoute armée de 7 pièces de canon et fit un grand nombre de prisonniers : « Pourquoi, lui dit un représentant, ne les avez-vous pas fait fusiller sur le champ ? Je ne sais que verser mon sang pour ma patrie, répondit DARNAUD, mais jamais être le bourreau d’un ennemi désarmé ».

Devenu Adjoint aux Adjudants Généraux en 1794, il se trouva en cette qualité à l’attaque des villages de St Vaast et de St Aubert. Dans cette affaire, où par la supériorité de sa cavalerie et de son artillerie, l’ennemi avait presque entièrement culbuté une de nos colonnes, DARNAUD contribua puissamment, grâce à une intrépidité pleine de sang-froid, à rallier cette colonne et obtint un plein succès. Après avoir assisté au débloquement de Maubeuge, il fut envoyé à l’Armée de Sambre et Meuse et chargé de protéger la retraite de Neuwied-octobre 1795. Témoin de sa valeur, le Général JOURDAN lui adressa cet éloge : « Je vous félicite, mon cher camarade, j’ai admiré vos belles manœuvres. Vous aviez devant l’ennemi le même sang-froid que l’année dernière à la revue sur la place de parade de Cologne ». En 1796, il avait le commandement de Francfort. Un particulier de cette ville vint l’avertir que des négociants avaient fait entrer dans le port pour plus de 300 000 Francs de marchandises qu’il était en droit de confisquer : « Je suis ici, répondit-il avec indignation, pour protéger les citoyens et non pour les spolier ».

Blessé grièvement l’année suivante à la mâchoire inférieure par un éclat d’obus au blocus de Mayence, il n’en fut guéri que lentement et non sans grande souffrance. Il se rendit alors à l’Armée d’Italie vers la fin de 1799 et fit les campagnes de Rome et de Naples où il se signala par de nombreux actes de courage. En septembre 1800, le 1er Consul le nomma commandant de la Place et du port de GENES. Le premier soin de DARNAUD fut d’élever un monument à son ami DUTREY, commandant de bataillon mort en combattant à ses côtés. Ce monument, consacré à la gloire par l’amitié a été détruit en 1814. Vers la fin de 1801, il demanda un congé et revint en France. Nommé chevalier de la Légion d’Honneur en décembre 1803, il reçut le titre de baron le 8 octobre 1808, le commandement du Département du Calvados. En 1811, l’Empereur le nomma Gouverneur de l’Hôtel des Invalides.

Louis XVIII lui donna en 1814 avec le grade de Lieutenant-Général, le titre de comte, mais DARNAUD refusa ce nouveau titre. A la même époque, il préserva du pillage le dépôt du génie militaire, les archives de la Guerre et la galerie royale des fortifications en relief. Il conserva le commandement des Invalides jusqu’en 1825 et fut remplacé dans son poste par le comte de Lussac. Le cordon de Commandeur de Saint LOUIS fut la seule récompense de ses blessures nombreuses et de ses 43 années de service.

 

Mort le 3 mars 1830 dans une modeste retraite. Ses Armes étaient : -d’azur à 3 grenades enflammées d’or, au comble d’argent, chargé de 2 étoiles d’azur, ferme quartier de baron tiré de l’Armée.

 

 

Cf. H. SIMON-Armorial Général de l’Empire Français, T.1 p 39-pl 41.

FELLER - Dictionnaire Historique.

FELLER – Biographie Universelle-édition de 1848. TIII.p.151.152.

HOEFFER – Nouvelle Biographie Générale. TXIII.p.126.127 (1855) qui donne comme source : Archives de la Guerre.

MONITEUR – 1830.p.282.

MULLIE – Biographie des Célébrités Militaires.

D’HOZIER – Armorial.p.429-DARNAULT Famille de l’Orléanais.


 

 


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