Rechercher un article, un évennement, un acteur à l'aide de mots clé    

Histoire de l'Eglise de Tournoisis

Auteur : Gaston  Créé le : 13/08/2017 10:33
Modifié le : 17/08/2017 08:43
Exporter l'article au format pdf

 Le texte ci-dessous est une première contribution à la connaissance des origines de l'église Saint Laurent de Tournoisis.

Sous l’Ancien Régime, Tournoisis fait d’abord partie du diocèse de Chartres (avant 1697),

puis de Blois (après 1697). Nids a toujours fait partie du diocèse d’Orléans.

L’église de Tournoisis est de celles qui ont été les plus dépouillées au moment de la Révolution en 1793. Il a fallu, après la Terreur, tout faire pour la remettre dans un état convenable.

Après la Révolution, la paroisse de Tournoisis a été augmentée de l’ancienne paroisse de Nids; les deux n’ont plus fait qu’une seule paroisse.

Nids(*1) qui eut son église jusqu’en 1824 époque où son état était tellement délabré qu’on décida de la démolir plutôt que de faire les sacrifices indispensables à sa remise en un état convenable à la célébration du culte divin. L’ancienne église de Nids a été détruite en 1824. L’église de Nids et son terrain furent vendus au profit de la commune de Tournoisis et les effets et mobiliers qui restaient furent récupérés par la Fabrique de Tournoisis. Aujourd'hui, un espace gazonné a remplacé l'ancien cimetière qui entourait l'église, après des travaux de relèvement des tombes réalisés dans les années cinquante.

 

En 1868 la réfection de l’église fut entreprise et la construction de la sacristie réalisée à la fin du 19e siècle.

Au bout du bas-côté de la Sainte Vierge, du côté du couchant, existait une chapelle dite de Saint Laurent, qui avait une ouverture dans l’église du côté du midi, et sa principale entrée du côté de la ferme y attenant appelée Prieuré. Cette chapelle tombant en ruines à l’époque de la Révolution, elle fut usurpée vers 1793, par le propriétaire du Prieuré sans que cette mainmise n'ait été ultérieurement remise en question .

De l’extérieur : L’église de Tournoisis est située, fait assez rare, à l’extrémité du village et sur une hauteur.

L'église de Tournoisis est implanté sur une partie "haute du village

L’église ancienne, composée d’une seule nef, datait du XIIIe siècle. Au XVIe, on a construit le bas-côté en remplaçant le mur droit par de larges piliers avec des arcs plein-cintre. Vers le haut des piliers, on remarque un changement de maçonnerie. Cela correspond probablement à une surélévation au XIXe siècle permettant des fenêtres plus hautes dans le bas-côté. En effet, au XIXe, on a consolidé l’ensemble et construit le clocher.

D’aspect extérieur assez simple. Elle a 35 m de longueur et 15 m de largeur.

Le clocher est construit dans le prolongement de la nef, selon une disposition classique. Il comporte deux cloches.

L’église est composée d’un chœur, d’une nef et d’un bas-côté, à droite. Il n’y a pas de transept. De l’extérieur, on aperçoit ce qui pourrait être une façade symétrique pour un second bas-côté qui n’a jamais été construit. A cet emplacement, on a construit la sacristie.

La grande porte d’entrée donne, avec quelques marches, sur la grande rue du village.

De l’extérieur, on remarque un contrefort en biais (à droite), typique du XVIe siècle.

A droite de la petite porte d’entrée, une pierre réemployée faisant partie du contrefort, porte la date de 1670.

 

Le chœur :

Il fait toute la largeur de la nef et est surélevé d’une seule marche, au centre de laquelle on lit "1868", date de la réfection de l’église.

A droite, la statue de St Laurent, patron de la paroisse de Tournoisis.

A gauche, la statue de St Nicolas, patron de l’église de Nids

Le siège du célébrant et la crédence sont des acquisitions récentes.

Au début du XXe siècle, en 1903, le fond du chœur a été aménagé par un précédent curé, Jules LHUILLIER (Sur le mur à droite on peut lire le nom du curé, et à gauche la date). Il a peint les murs, fait ériger une estrade haute en bois sur laquelle il a placé une chasse contenant les reliques de St Laurent. Qui fut volée, dans les années 70/80.

De chaque côté du maître-autel, on aperçoit des grandes statues d’ange, qui étaient placées primitivement sur l’estrade en hauteur avec une icône de Marie, en remplacement de la châsse disparue.

 

La nef :

Des bancs en bois foncé permettent d’y asseoir 220 personnes. Les bancs du bas côté sont anciens.

On remarque les poutres de la toiture qui ont été repeintes récemment par un paroissien.

Au fond de l’église, au mur, les statues de St Joseph et de St Antoine de Padoue.

Au-dessus, un grand tableau serait un cadeau des soldats de l’armée de Napoléon.

A l’entrée par la grande porte, le bénitier scellé dans le mur était celui de l’ancienne église de Nids.

Pour monter dans la sacristie, la première marche porte des inscriptions gravées.

Sur la partie sud de l'église, la sacristie construite au 19ème et la sortie vers l'est avec quelques marches

A l’intérieur, les fenêtres de vitraux comportent une moulure taillée dans la pierre, typique du XVIe siècle. Cette moulure ne va pas jusqu’en haut : le haut des fenêtres a probablement été élevé au XIXe siècle.

 

Le bas-côté :

L’autel de la Vierge est de construction récente. Le mur en grosses pierres est typique de la période de l’entre deux guerres.

Sur l’ancien autel de la Vierge, il y avait peut-être la grande statue de Marie qui se trouve dans la sacristie.

Vers le fond de l’église, on aperçoit le monument commémoratif de la première guerre mondiale.

A l'arrière de l'église sur sa partie ouest, le bâtiment de l'ancien Prieuré subtilisé à la Révolution

 

Liste des Curés et Résidents au presbytère :

-Jules Pascal Arthur LEPAGE licencié en théologie en 1892

-Abbé Jacques LHUILLIER, curé de 1900 à 1937

- Abbé Georges PRUDHOMME, Curé de 1937 à 1957.

- Abbé Philippe GARNIER, Curé de 1957 à 1977.

- Abbé René JARRY, Curé de 1978 à 1996.

- Abbé Pierre de CASTELET, Official, Résident de 1996 à 2005.

 

(*1) LBE est également très intéressé par les "Histoires" successives de trois des curés titulaires de la Cure de Nids à la fin du 17ème et dans le courant du 18ème  et au début du 19ème siècle dont il publiera prochainement les biographies.

Il s'agit de Bernard de LAPERRE, PIERRE- MARIE, et La COUR

 


Partager | |