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Victorine BARRAULT: Une Sougycienne du Second Empire

Auteur : rplb  Créé le : 16/11/2013 10:40
Modifié le : 16/11/2013 17:10

Loirebeauce-encyclopedia remercie la République du Centre d'avoir autorisé la reproduction sur son site de l'article de Madame Infane de SAO PEDRO paru dans son édition du 3 novembre 2013 suite aux conversations qu'elle a eues avec l'un de nos collègues historiens locaux, Julien PAROU.

Quand les traces du passé refont surface 

 À chaque village, ses his­toires et ses légendes. Au fil du temps, transmises de génération en

généra­tion, elles se sont transfor­mées. Souvent lors de lon­gues soirées d'hiver, au coin du feu.

À l'image de Victorine Barrault, mythe local qui garde encore ses traces à Sougy. Qui pourrait croire aujourd'hui que Napo­léon III en avait fait sa fa­vorite ?

Deux enfants venant de Paris baptisés à l'église

 Pourtant, au fil des ans cette histoire perdure. Et Julien Parou, Sougycien, s'est intéressé à cette personne née dans un hameau de Sougy. « Mes grands-parents ont acheté en 1920 la maison

Vic­torine Barrault est née. A l'entrée de la fermette, il y avait une croix avec la pla­que de la famille Barrault et au cimetière, son ca­veau m'a toujours intri­gué. J'ai eu envie de savoir qui était vraiment cette dame, qui n'a pas eu d'en­fants et qu'on disait favo­rite de Napoléon III », ra­conte ce retraité passionné d'histoire.

Après des recherches ap­profondies dans les regis­tres paroissiaux, à la mé­diathèque d'Orléans et auprès des descendants de la famille Barrault, Ju­lien Parou ne tarde pas a se rende à l'évidence : « Elle était plutôt soubret­te que favorite. Elle a été la nourrice des deux enfants de Napoléon III, nés de l'union avec Éléonore Vergeât, quand il était emprisonné au fort de Ham dans la Somme. Je suppo­se que ces deux garçons ont été baptisés à Sougy », témoigne Julien Parou, sans en avoir la preuve exacte. Toutefois, dans le registre paroissial appa­raissent bien deux enfants venant de Paris, présentés au baptême de manière anonyme par leur nourri­ce.

Une aide financière de l'Empire.

 « Suite à cela, il y a eu quelques retombées dans le village. Non seulement Napoléon III a offert un calice gravé personnalisé à l'église de Sougy mais il a aidé à payer les travaux de l'édifice. » En effet, à la séance du conseil munici­pal du 24 mai 1866, il est inscrit qu'un « secours de trois mille francs est ac­cordé par le gouverne­ment impérial pour aider la commune de Sougy dans les dépenses de res­tauration et agrandisse­ment de son église ».

Attendri par ce destin romanesque, Julien Parou fait réaliser une superbe peinture en trompe l’œil de la belle Victorine Barrault, sur le mur extérieur de sa maison. Il y a fait installer une plaque : « Ici est née Victorine Barrault, 1827-1890, protégée de Napoléon III ».

Au cimetière de Sougy, elle repose dans le caveau familial. Et sur la façade, la couronne de l'empereur y est visible.

Sur le mur de la maison de Julien PAROU, un magnifique trompe l'oeil

rappelle une page d'histoire locale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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