Marteau Christian Bernard, un spicacien Mort pour la France
Modifié le : 12/02/2026 21:43
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"Racines du Pays LoireBeauce" (RPLB), avec ses sites, patrimoscopia.fr et loirebeauce-encyclopedia.fr joue pleinement son rôle d'acteur mémoriel pour ne pas oublier ceux de nos compatriotes qui ont donné leur vie pour notre patrie quelqu'en soit l'époque ou le lieu où cette disparition est intervenue.
Comme le dit si bien le "Souvenir Français": A nous le souvenir, à eux l'immortalité..
Créée par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" honore la mémoire des victimes de guerre. de la nation France.
le document ci après communiqué par Eric Guiset , est paru dans le bulletin paroissial "Fraternités Epieds-Charsonville" de septembre 1961
Bernard, Christian MARTEAU
Né à Epieds-en-Beauce (Pressailles) le 23 juillet 1940 - Mort pour la France en Algérie le 27 mai 1961

Citation du Chef du 1er Bataillon du 60e Régiment d’Infanterie en date du 4 juin 1961 – comportant l’attribution de la Médaille Militaire
« Affecté depuis le 20 janvier 1961 au poste de M’Raou (Zone Nord-Est Constantinois) a, comme servant de radar, fait montre de la plus belle qualité de courage et de conscience professionnelle.
Dans la nuit du 26 au 27 mai 1961, malgré un violent harcèlement à base de mortiers lourds, a continué à assurer son service de veille, faisant montre d’un total mépris du danger et d’un magnifique esprit de sacrifice.
A été grièvement blessé et est mort des suites de ses blessures. »
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De son côté, son chef de section, le Lieutenant Boyer, écrivit le 5 juin aux parents de Bernard :
« Il était un peu plus de minuit (0h15 environ) dans la nuit du 26 au 27 mai, quand au cours d’un harcèlement du poste de M’Raou, un obus de mortier tomba à une quinzaine de mètres du « half-track » où votre fils était opérateur radar. Un éclat traversa la bâche à l’arrière du véhicule et vint frapper votre fils, se logeant dans la partie supérieure de son épaule gauche, à peu près entre le cou et le bras. Votre fils était assis, à l’arrière du véhicule, sur un coffre de batteries, le haut de son corps dépassant le blindage du « half-track » qui était fermé. Bernard fut, de suite, transporté au poste de secours. On lui fit un pansement pour essayer d’arrêter le sang (un garrot à cet endroit était impossible) et une piqûre pour soutenir le cœur. Le capitaine demanda une évacuation par hélicoptère.
Après sa blessure (on l’avait entendu dire : « Je suis blessé ») votre fils ne parla plus. Mais jusqu’à 1 heure du matin environ, il garda sa connaissance ; ensuite, affaibli par la perte de son sang, il tomba dans le coma. Une hémorragie interne a dû se produire que nous ne pouvions empêcher. L’hélicoptère pu se poser à 2h10 et repartir 5 minutes plus tard… C’est le matin, que j’appris -du capitaine qui venait d’en être informé- que votre fils était décédé dans l’hélicoptère.
Les obsèques militaires eurent lieu le lundi 29 mai, à l’hôpital militaire de Bône.
Ce douloureux évènement a beaucoup frappé ses camarades qui, comme moi, aimions votre fils pour sa gentillesse et son bon cœur. J’ajoute qu’il était travailleur et discipliné. Je venais de le proposer à la distinction de « 1ère classe.
Il s’est éteint simplement – sans se plaindre. Il n’a pas souffert. Il est tombé au Champ d’Honneur, à son poste de combat. »
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C’est le 27 mai, en fin d’après-midi que ses pauvres parents furent avertis de l’affreux malheur. C’est le 5 juin que son corps revint à Pressailles, dans sa maison. Le 6 juin, toute la population d’Epieds, le Conseil Municipal, toutes les Sociétés locales, les représentants des Autorités préfectorales et militaires, le Député et le Sénateur, des Maires et de nombreux habitants des communes voisines vinrent rendre hommage à ce courage tranquille et à ce suprême sacrifice, prièrent dans un émouvant recueillement, pour lui et tous les siens.

Depuis, des voisins ou amis ont fait célébrer des messes pour le repos de son âme. Plusieurs camarades dont un soldat (et sa famille) les ont imités









