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Petit Journal N° 17 Page N°2

Auteur : Poulot  Créé le : 02/03/2015 09:45
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Retour en arrière : 21èmeJeudi de l’Histoire  du 13 novembre 2014

’La saga Vilmorin’’

La famille Vilmorin-Andrieux, six générations au service de la botanique et de l’agriculture.

La famille de marchands grainiers Vilmorin-Andrieux remonte au XVIIIe siècle, et a joué un rôle de pionnier dans l'amélioration des plantes. Elle débute par l’association de deux talents Philippe Victoire de Vilmorin et Jacques Andrieux, deux vulgarisateurs de semences dont le premier catalogue fut publié en 1766.

 

Philippe-Victoire de Vilmorin (1746-1804) jette les bases industrielles de cette maison en introduisant en France de nombreuses espèces de plantes et d’arbres dénichées à travers le monde (tulipier, cyprès, betterave potagère, etc.). Il travailla avec Parmentier.

 

Son fils Philippe André de Vilmorin (1776-1862) poursuivit l’œuvre de son père : il acquit en 1821 le domaine des Barres et y fit pousser une forêt expérimentale où il put étudier les pins et les chênes. Il déplaça le centre des cultures expérimentales et commerciales à Verrières-le-Buisson en Essonne ou fut transportée la fameuse collection de pommes de terre remise par Parmentier à la Société impériale d’agriculture,

 

Louis de Vilmorin (1816-1860), fils du précédent,  contribua régulièrement à l’Almanach du Bon Jardinier. Il publia divers ouvrages et établit en 1856 les bases de la sélection généalogique confirmés par les travaux de Mendel. Il étudia le quinoa et son introduction en Europe et contribua à la création d’une nouvelle race de betterave.

 

Henry (1843-1899), agronome infatigable, systématise dès 1873 l'amélioration des blés par des croisements raisonnés et publie de nombreux ouvrages dont le livre Les meilleurs blés.

 

Maurice (1848-1918) son frère, s’attacha à développer la sylviculture et horticulture et propagea un nombre considérable d’espèces chinoises (buddleia, deutzia, pyracantha, etc.). Il accroit les collections au domaine des Barres.

Philippe (1872-1917) généticien poursuivi les travaux de ses prédécesseurs et s’intéresse aux plantes alpines et aux iris et entreprit la création de l’arboretum de Pézanin en Bourgogne Il  développe les iconographies des plantes horticoles et légumes.

Jacques (1882-1923), André de Vilmorin (1905-1980) confirmeront la vocation céréalière de la maison, avant de développer la sélection des espèces potagères, comme les choux et les tomates.

 

La famille Vilmorin est connue dans le monde entier grâce aux travaux importants en botanique, agriculture ou dans le domaine forestier mais aussi par les publications périodiques dans lesquelles la qualité de l’information botanique et horticole n’avait d’égale que celle des illustrations.

Les Vilmorin furent attachés au département du Loiret par la création de l’arboretum des Barres et par les liens avec des familles loiretaines (famille Darblay, Bailly).

 

Toutes ces générations ont eu sans arrêt le sens de l’intérêt général et un souci constant de doter l’horticulture et l’agriculture des meilleures espèces.

 

Aujourd’hui spécialisée dans les plantes potagères et les fleurs, Vilmorin a transmis son fabuleux héritage à sa maison-mère, Limagrain.

 

                                                                                                                           Jean Pierre RIGLET


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