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Chaingy: Les différentes municipalités de la Révolution à l'Empire

Auteur : Gaston  Créé le : 04/01/2014 17:39
Modifié le : 04/01/2014 21:58

Les précisions énoncées ci-dessous sont le résultat du travail de J.C. DUMORT.

On pourra également se référer à l'article du même auteur traitant de l'organisation de ces élections municipales dans les trois communes de Chaingy, La Chapelle St Mesmin et St Jean de la Ruelle.

 

Commune de Chaingy

Composition des différentes municipalités

L’assemblée municipale de la paroisse (1787)

Nous ne savons pas la date de l’élection de cette première municipalité, qui a tenu sa première réunion le 10 février 1788.

Les deux membres de droit sont Monseigneur Chapt de Rastignac, abbé de Saint-Mesmin de Micy en tant que représentant l’abbaye qui est seigneur de la paroisse et le curé, Joseph Nicolas Renault Curé. Les dix membres élus sont le syndic, Alexis Michaux, laboureuri à Goumat et les neuf conseillers : Pierre Peron, Jacques Godard, Pierre Gilles, Etienne Chevillon, Sébastien Chevillon, Lubin Quetard, Guillaume Chevillon, Jean Deparday ii et Etienne Thibout. Tous sont vignerons sauf le dernier qui est marchand commissionnaire, probablement en vin. Les deux plus gros propriétaires qui habitent le village, Pierre Gilles et Etienne Thibou sont parmi les élus et le syndic est le 19° propriétaire de la commune.iii Tous les membres de l’assemblée savaient signer à l’exception de Jean Deparday

L’assemblée municipale de 1790

Ont été élus à cette assembléeiv : Alexis Michaux, maire, syndic sortant, Joseph Lorand, François Thibout, Etienne Thibout, Charles Venot et Lubin Quetard, officiers municipaux, Pierre Peron, Pierre Quetard, Pierre Houry, Marin Peron fils, Etienne Chevillon, Jean Houry, Pierre Lambron, Jacques Le Floch, Charles Quetard, Agnan Peron, Jean Deparday, Marcou Sejourné, notables et enfin Jean Baptiste Billard, procureur. On note que cinq des dix élus de l’assemblée municipale de la paroisse se retrouvent dans l’assemblée municipale de 1790. Tous les élus savent signer à l’exception de Jean Deparday et de Marcou Séjourné.

L’assemblée municipale de 1791

Du fait de la disparition du registre de cette période nous en ignorons la composition. Il est probable qu’Alexis Michaud soit resté maire.

L’assemblée municipale de 1792

Dans le registre de Chaingy cette assemblée est couramment appelée directoire. Nous ignorons la date de son élection. Elle se compose de v: Pierre Gilles, maire, Sébastien Brulé, Pierre Dumont, Etienne Thibout, Marin Peron, Etienne Sejourné et Jean Venot, Daniel Bobier, Jacques Bourdon, Pierre Goudard Pierre, Jacques Le Floch, Alexis Michaux, Hilaire Moreau, Pierre Peron, Jacques Rouilly, Etienne Thibout, François Thibout, et Blaise Vicard , notables. Jean Julien Perrault est agent municipal. Le maire de ce directoire est le plus gros propriétaire de la commune.

Le 3 prairial de l’an III (22 mai 1795) Alexis Michaux est élu, par ses collègues, secrétaire greffier de la commune. Il semble que ce poste soit incompatible avec la fonction de notable et il donne sa démission. Il est remplacé par Etienne Grivaux.

Les représentants de Chaingy à l’administration municipale du canton de La Chapelle-Saint-Mesmin

Tant en ce qui concerne les agents municipaux représentant Chaingy que leurs adjoints, l’historique est chaotique, probablement du fait des tensions politiques entre la gauche républicaine incarnée par Jean Baptiste Billard et la droite, plus ou moins royaliste, animée par le curé Rubline. Furent successivement agent municipal de Chaingy

-le curé Rubline, élu lors de l’assemblée du premier frimaire de l’an IV, il démissionne au bout de quatre mois, le 19 ventôse ;

-Pierre Houry élu par l’assemblée communale du 30 ventôse, qui démissionne également ;

-Jacques Le Floch. Elu en germinal de l’an VI, il est suspendu par arrété de l’administration départementale, comme suspect trois mois et demi après son élection, puis destitué ;

-Alexis Michaux, coopté agent municipal en thermidor de l’an VI après la destitution de Le Floch.

Les adjoints furent successivement :

-Pierre Dumond élu en même temps que Rubline le premier frimaire de l’an IV. Il fait partie des sortants par tirage au sort en germinal de l’an V et est réélu par l’assemblée du 6 prairial an V. Il donne sa démission quelques jours après du fait de son grand âge ;

-Alexis Michaux coopté par l’administration municipale le 10 messidor il démissionne le 17 du même mois ;

-Charles Chavet coopté par l’administration municipale le 30 messidorde l’an V ;

-Pierre Gilles Pierre élu en germinal de l’an VI.

L’administration municipale du canton comporte un commissaire du pouvoir central. Ce sera à partir du 2 nivôse an VI (12 décembre 1797) le Cambien Jean Baptiste Billard.

 

Les conseils municipaux entre l’an VIII et 1814

 

Rappelons que le maire l’adjoint et les conseillers sont nommés par le préfet qui les choisit sur une liste votée par les habitants. Les maires de Chaingy furent successivement :

-Jacques Le Floch nommé par décret préfectoral en date du 15 pluviôse de l’an IX. Il mourut en mars 1808 ;

--Alexis Michaux. Nommé par décret préfectoral du 29 avril 1808, il démissionna en mai 1812 ;

-le baron Quetard de la Porte nommé par décret du 2 juin 1812 ;

-et enfin, suite au renouvellement quinquennal, Etienne Dumond (décret du 29 juin 1813).

Les adjoints successifs furent : Etienne Dumond (décret du 15 pluviôse an IX) auquel succéda, suite au renouvellement quinquennal, Pierre Gilles (décret du 29 avril 1808). Lors du renouvellement quinquennal de 1813 Pierre Gilles fut maintenu dans ses fonctions.

En ce qui concerne les conseillers municipaux, certains, nommés en l’an IX, étaient encore conseillers en 1815. D’autres disparurent surtout en 1805/1806 et de nouveaux apparurent, sans qu’il y ait trace de leur nomination dans le registre des délibérations.

Le maire et l’adjoint demeurèrent en place lors du retour des Bourbons en 1814. Quant aux conseillers ils gardèrent leur fonction lors des trois changements successifs de régime en 1814 et 1815.

Le conseil municipal de 1815

Le registre de Chaingy ne garde trace que de l’élection d’un maire et d’un adjoint. Jacques Lardier qui fut élu maire le 21 mai 1815, n’est plus en place le 15 décembre. Il a très probablement été destitué peu après l’abdication de Napoléon le 22 juin 1815. Il n’a jamais réuni le conseil et a été remplacé par le chevalier d’Hardouineau, nommé maire par le préfet de la seconde Restauration.

Le Personnel politique

Nous inclurons dans cette liste les cinq députés cambiens de l’assemblée paroissiale ayant élaboré le cahier de doléances le 25 février 1790. Ces députés étaient chargés de présenter et de défendre le cahier de doléances de leur paroisse auprès du bailliage.

BILLARD Jean Baptiste, vigneron et tonnelier à Fourneaux. Elu député de l’assemblée paroissiale pour les Etats Généraux de 1789. Elu procureur de la commune à l’assemblée municipale de 1790. Nommé par le préfet du Directoire, le 2 nivôse an VI (22 décembre 1797), commissaire du pouvoir exécutif auprès de l’administration municipale du canton de La Chapelle. Billard était un jacobin à la personnalité intéressante. Nous avons retracé son histoire dans un article spécifique.

BOBIER Daniel, né en 1738 ou 1739, vigneron à la Barre. Elu notable à l’assemblée de 1792. Nommé par le préfet conseiller en l’an XII.

BOURDON Jacques, vigneron. Elu notable à l’assemblée de 1792.

BRULE Sébastien, vigneron. Elu officier à l’assemblée de 1792. Nommé par le préfet conseiller en 1813.

CHAPT de RASTIGNAC, abbé de l’abbaye de Saint Mesmin de Micy et à ce titre seigneur de la paroisse de Chaingy. De ce fait, il est membre de droit de l’assemblée de 1787. Il semble bien qu’il n’ait assisté à aucune réunion de cette assemblée. Il a été élu député du clergé d’Orléans aux Etats généraux. Il a refusé le serment constitutionnel et a été arreté à Paris le 26 août 1792. Enfermé à la prison de l’Abbaye il est mort le 3 septembre 1792 lors des tristement célèbres massacres de septembre.

CHAVET Charles. Coopté, par les membres de l’administration municipale du canton, adjoint municipal le 30 messidor an V.

CHAVET Jacques, habitant Mègreville. Coopté, par les membres de l’administration municipale du canton, adjoint municipal temporaire de Chaingy, suite aux démissions successives de Pierre Dumond et d’Alexis Michaux.

CHAUVET Jacques, propriétaire sans doute vigneron à la Tourelle. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII il n’est plus en fonction en 1808.

CHEVILLON Etienne, vigneron au quartier de l’Epine. Elu conseiller à l’assemblée de 1787 et réélu notable à l’assemblée de 1790.

CHEVILLON Guillaume, vigneron au quartier de la Groue. Elu conseiller à l’assemblée de 1787.

CHEVILLON Pierre, propriétaire (sans doute vigneron) à la Pionnerie. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1813.

CHEVILLON Sébastien, vigneron au Cas Rouge. Elu conseiller à l’assemblée de 1787.

CURE Joseph, Nicolas, Renauld, curé de Chaingy. Membre de droit de l’assemblée de 1787, il en sera le greffier bénévole jusqu’à sa mort en décembre 1790.

DEPARDAY Jean, né en 1758 ou 1759, vigneron au quartier du Chêne Martin puis à Mègreville. Son nom est parfois, orthographié De Parday. Elu conseiller à l’assemblée de 1787 et réélu notable à l’assemblée de 1790. Marcou Séjourné et lui sont les seuls de toute la présente liste à ne pas savoir signer.

DUMONT Pierre, huissier. Sauf homonymie, il était également producteur de vin. Elu député de l’assemblée paroissiale pour les Etats généraux de 1789 et officier à l’assemblée de 1792. Elu adjoint municipal de Chaingy à l’administration municipale du canton de La Chapelle, le premier frimaire de l’an IV (26 novembre 1795) et réélu au remplacement partiel de germinal an V, il démissionne, le 6 prairial an V (25 mai 1797), immédiatement après sa réélection. Il prétexte son grand âge, mais il semble qu’il était suspect et ait été contraint de démissionner. C’était un homme de droite, ami de Rubline.

DUMOND Etienne, demeurant au Bourg. Nommé par le préfet, le 15 pluviôse de l’an IX adjoint de la municipalité de l’an VIII, il est nommé, toujours par le préfet, le 29 juin 1813 maire en remplacement du baron Quetard dans le cadre du renouvellement quinquennal. Il est battu par Lardier Jacques à l’élection de 1815.

GEORGEON. (prénom inconnu). Elu notable à l’assemblée de 1792.

GILLES Pierre, vigneron au quartier de la Groue puis au Bourg. Il possède une très belle signature qui ira en embellissant comme il est facile de le constater car il a fait partie de presque toutes les municipalités de cette période. Elu conseiller à l’assemblée municipale de 1787 et maire de l’assemblée de 1792. Elu adjoint municipal auprès de l’administration municipale du canton le 12 germinal an VI (1 avril 1798). Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII puis, le 9 novembre 1807, adjoint de cette municipalité. Il est confirmé à ce poste lors du renouvellement quinquennal de 1813. Il est confirmé par élection au poste d’adjoint lors du scrutin de 1815. Il est remplacé à ce poste, toujours en 1815, lors du retour de Louis XVIII par Perthuy. On sait de Pierre Gilles que c’était un modéré, pas antirépublicain, mais toujours du coté du pouvoir en place.

GODARD Jacques, vigneron au quartier de la Mardelle. Elu conseiller à l’assemblée de 1787.

GODARD Sévère. Nommé par le préfet conseiller en l’an XII.

GOUDARD Pierre Elu notable à l’assemblée de 1792.

GRAVELLE Louis Augustin (parfois nommé « de Gravelle »), propriétaire, sans doute vigneron, à Fourneaux. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII.

GRIVAUX Etienne, tonnelier au Bourg et probablement fermier. Elu notable en prairial de l’an III. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1806.

HARDOUINEAU (chevalier d’) Etienne Philipe. Nommé par le préfet de l’Empire conseiller en 1811, il est le premier maire de la Restauration (décembre 1815). C’était, avant la Révolution, un noble très conscient de son rang et des égards qui étaient dus à la noblesse comme le montre l’anecdote extraite du registre des délibérations du conseil de fabrique en date du 14 décembre 1788.vi « Le sieur marguillier a représenté que le 15 octobre présente année, le Sieur Hardouineau, gendre de la dame de Pellerin l’avait assigné par exploit de Duchemin à comparaître devant monsieur le bailli de justice de Saint Mesmin, pour se voir condamné à payer la somme de 200 livres parce que lui et son consort ont fait présenter le pain béni à quelques personnes avant de l’offrir à la dame du sieur ajournant ». Nous savons, par des déclarations de Rubline, qu’il est émigré à Coblence en 1791 et 1792. Son épouse, née Marie-Charlotte Colombe de Pellerin, ne l’a pas suivi dans l’émigration. En effet le 23 février 1793, elle fait l’objet d’un certificat de civisme délivré par la municipalité de La Chapelle, chef-lieu de canton.vii, Ce certificat précise qu’elle réside en sa maison de Longuevault depuis plus de cinq mois. Il donne quelques indications anthropométriques « âgée de 23 ans, cheveux et sourcils blonds, jolie de figure ». D’Hardouineau semble n’avoir jamais fait parler de lui pendant la Révolution. Nous savons qu’il tenait entre 1794 et 1811 et probablement aussi avant la Révolution- la ferme de Longuevault, l’une des plus petites parmi la douzaine de fermes répertoriées à Chaingy. Il était, probablement, avant la Révolution, capitaine de cavalerie viii. Il a eu au moins un fils, Antoine, Philippe François Marie, né le 14 juillet 1788. Celui-ci a reçu la Légion d’honneur.

HOURY Etienne, né en 1746 ou 1747, vigneron et propriétaire au Bourg, puis à Prenay. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1811.

HOURY Jean, né en 1741 ou 1742, vigneron à Vodeté. Elu notable à l’assemblée de 1790.

HOURY Pierre, habitant au Bourg. Elu notable à l’assemblée de 1790. Elu agent municipal auprès de l’administration municipale du canton début germinal de l’an IV (mars 1796) après la démission du curé Rubline. Nommé par le préfet conseiller en l’an XII.

LAMBRON Pierre. Elu notable à l’assemblée de 1790.

LARDIER Jacques. Elu maire le 21 mai 1815. L’histoire de son très bref mandat est relatée au paragraphe sur le conseil municipal de 1815.

LORAND Joseph. Elu officier à l’assemblée de 1790.

LE FLOCH Jacques, cultivateur, probablement à la ferme de la Motte. Elu notable à l’assemblée de 1790 et réélu à l’assemblée 1792. Elu agent municipal auprès de l’administration municipale du canton le 12 germinal an VI (1 avril 1798), il est suspendu de ses fonctions par arrété de l’administration départementale le premier thermidor (19 juillet 1798) comme suspect, sur dénonciation du commissaire Billard. Nommé par le préfet maire de la municipalité de l’an VIII, il décède, alors qu’il est fonction, le 21 mars 1808. Il fait partie des gens de droite, amis de Rubline.

MICHAUX Alexis, né en 1745 ou 1746, laboureur fermier à Goumat. Son nom s’orthographie parfois sans x et, exceptionnellement avec un « d » final. Il était syndic de Chaingy avant que l’édit royal n’institue une assemblée municipale de la paroisse. Il est élu syndic de cette assemblée municipale en 1787, député de l’assemblée paroissiale pour les Etats Généraux de 1789, maire de l’assemblée de 1790 et notable à l’assemblée de 1792. Il est coopté par les membres l’administration municipale du canton, adjoint municipal temporaire le 30 prairial de l’an V, suite à la démission de Pierre Dumond, puis élu à ce poste par l’assemblée des électeurs de la commune le 10 messidor an V (28 février 1797). Il démissionne sept jours après son élection, sans avoir siégé. Cependant, un an après, le premier thermidor an VI (1° avril 1798), suite à la suspension de Le Floch, il est, à nouveau, coopté par les membres de l’administration municipale du canton comme agent municipal temporaire. Nommé par le préfet maire de Chaingy le 6 avril 1808, en remplacement de Le Floch décédé, il démissionne fin 1811 ou tout début 1812 pour cause de grand âge. Il est remplacé comme maire par le baron Jacques Quétard de la Porte. On peut penser que sa démission a été sollicitée par le préfet afin de laisser la place de maire au baron d’Empire qui venait d’être mis en retraite de ses fonctions de général. De sa très longue carrière politique il ressort qu’il était, certes, un notable modéré, mais qu’il ne devait pas être antirépublicain.

MOREAU Hilaire, vigneron. Elu notable à l’assemblée de 1792.

PELLETIER Barthélemy. Nommé par le préfet conseiller en l’an XII.

PERON Aignan. Elu notable à l’assemblée de 1790.

PERON Pierre, vigneron aux Sablons. Elu conseiller à l’assemblée de 1787 et réélu notable à l’assemblée de 1790 et à celle de 1792.

PERON Marin fils, vigneron. Elu notable à l’assemblée de 1790 et officier à l’assemblée de 1792.

PERRAULT Jean Guillaume, serrurier au Bourg. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1806.

PERRAULT Jean Julien, agent national auprès de l’assemblée municipale de 1792.

POUPARDIN Henry, cultivateur à la ferme du Goumat. Nommé conseiller municipal par le préfet le 25 mars 1812.

QUETARD Charles, né en 1739 ou 1740, vigneron. Il habite à Prenay en 1789 et est vigneron au Ratis en 1817. Elu notable à l’assemblée de 1790.

QUETARD de la PORTE Jacques, baron d’Empire, général de brigade Il est nommé maire par arrêté du préfet en date du 7 janvier 1812, en remplacement d’Alexis Michaux démissionnaire pour cause de grand âge. Jacques Quétard est né à Orléans le 5 décembre 1746 ix. Durant l’Ancien Régime, il fait une brève carrière militaire. En effet de septembre 1868 à octobre 1871 il appartient à la compagnie des Flandres casernée à Lunéville. A la Révolution, il s’engage dans le Premier bataillon de Volontaires du Loiret. Il est lieutenant-colonel dès octobre 1791 et général de brigade en juin 1799. Il a servi dans l’armée du Rhin, l’armée d’Helvétie puis l’armée d’Italie. Il est anobli, avec le titre de baron, le 14 juin 1810. Il ajoute alors à son patronyme le nom du hameau de Chaingy, la Porte, où il possède une vigne. Il est admis à la retraite en août 1811. Peu après sa nomination comme maire de Chaingy, il est appelé à reprendre du service comme commandant d’armes à Naarden. Ceci explique qu’il fut un maire absentéiste, toutes les réunions du conseil ayant été présidées par son adjoint Dumond. Il habitait le Bézy et eut de nombreux démêlés avec la municipalité de Chaingy, avant qu’il ne soit maire et après qu’il a cessé de l’être, à propos d’un sentier juré. En effet il obstruait très régulièrement le sentier juré parallèle à la grande route qui passait juste sous les fenêtres de sa résidence. Ce sentier juré était le prolongement vers l’est de l’actuel passage de Rollinville.

.QUETARD Lubin, vigneron au Cas Rouge. Elu conseiller à l’assemblée de 1787, puis officier municipal à l’assemblée de 1790.

QUETARD Pierre, habitant Prenay, vigneron. Elu notable à l’assemblée de 1790.

REGILLER Pierre. Nommé par le préfet conseiller en 1811, il n’a siégé qu’une année.

ROUILLY Jacques. Elu notable à l’assemblée de 1792.

ROZE Pierre, tonnelier au Bourg. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1806.

RUBLINE Jean Baptiste Joseph, curé de Chaingy depuis fin 1789. Elu agent municipal de Chaingy auprès de l’administration municipale du canton de Chaingy le premier frimaire de l’an IV (22 novembre 1795), il démissionne le 19 ventôse (9 mars 1796), sous prétexte qu’il quitte la commune. En fait, il est suspect. L’histoire du curé Rubline est relatée dans le chapitre sur l’église à Chaingy.

SEJOURNE Etienne Louis Jean, propriétaire à la Pionnerie. Elu officier de l’assemblée de 1792. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII, il n’est plus en fonction en 1806.

SEJOURNE Marcou. Elu notable à l’assemblée de 1790. Il ne sait pas signer

THIBOU(S)T Etienne, marchand commissionnaire, très probablement en vins, et propriétaire vigneron au Bourg. Elu conseiller à l’assemblée de 1787, député de l’assemblée paroissiale pour les Etats Généraux de 1789, officier municipal à l’assemblée de 1790 et notable à l’assemblée de 1792. Nommé par le préfet conseiller de la municipalité de l’an VIII.

THIBOUT François. Il porte parfois le sobriquet de « le Blois » ou « le Blouet », vigneron. Elu officier municipal à l’assemblée de 1790 et notable à l’assemblée de 1792. Il est nommé par le préfet conseiller en 1809.

VENOT Charles. Elu député de l’assemblée paroissiale pour les Etats généraux de 1789 et officier municipal à l’assemblée de 1790.

VENOT Jean, vigneron. Elu officier à l’assemblée de 1792.

VICARD Blaise. Elu notable à l’assemblée de 1792.

Comme on peut s’y attendre dans un village où la vigne dominait l’économie, l’essentiel du personnel politique local est composé de vignerons. On notera que, durant la Révolution, les quelques cultivateurs qui sont les personnes les plus aisées de Chaingy, ne participent pas à la gestion municipale, soit qu’ils ne sont pas élus par leurs concitoyens presque tous vignerons, soit qu’ils souhaitent se tenir loin du pouvoir révolutionnaire. Une seule exception ; Jacques Le Floch. Par contre, plusieurs d’entre eux font partie des conseillers municipaux nommés de l’Empire.

i On dirait aujourd’hui fermier.

ii On trouve les deux orthographes de Parday et Deparday.

iii La référence est le rôle d’imposition de l’an XII conservé en mairie.

iv Dans cette liste figurent en italique gras les personnalités qui étaient déjà élues de l’assemblée de 1787.

v Dans cette liste figurent en italique gras les personnalités qui faisaient déjà partie soit de l’assemblée de 1787, soit de celle de 1790.

vi Archives paroissiales de Chaingy. AD cote 67.J 2.

vii Voir à ce sujet le chapitre sur les suspects et la suspicion.

viii Il y a dans la Liste des gentilshommes qui ont comparu  …. à l’assemblée de l’ordre de la noblesse du baillage d’Orléans… au mois de mars 1789, trois Hardouineau dont l’un prénommé Michel-Philippe-Etienne est « chevalier, capitaine de cavalerie ».

ix La carrière du baron Quétard de la Porte figure dans le Dictionnaire bibliographique des généraux et amiraux de la Révolution et de l’Empire de SIX Georges, Saffroy éditeur, Paris, 1934, Tome II, page 339.

 


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