Rechercher un article, un évennement, un acteur à l'aide de mots clé    

L'église de Charsonville: toute une histoire!

Auteur : Gaston  Créé le : 04/12/2019 16:28
Modifié le : 24/12/2019 22:17
Exporter l'article au format pdf

Cet article poursuit, en avant première du projet< I 2PLB> ce que ambitionne de recenser pour mieux faire connaître tous les éléments constituant le patrimoine remarquable du Pays Loire Beauce..

La commune de Charsonville, grâce à l'énorme travail de Patrick THAUVIN-GASNIER, apporte ici, complété ultérieurement par la géolocalisation, ce qui peut être envisagé pour chacune des 48 communes du Pays Loire Beauce

Historique des travaux depuis 1602

 

 

1Préambule

Jusqu’en 1905 la Fabrique de la paroisse de Charsonville a été dirigée par ses marguilliers, choisit parmi les paroissiens. Elle décidait de l’entretien de l’église, de ces réparations et veillait à l’entretien du mobilier cultuel. A l’église, des annonces de toute sorte se criaient, tandis que l’adjudication des marchés de travaux s’effectuait devant le porche après la messe au son de la cloche. La plupart des « menus travaux » ont été réalisés en gré à gré à la demande de la Fabrique.

Après 1905, les travaux ont été conduits par la commune.

 

 

2

17 ème siècle

2.1Construction clocher : 1602

Le curé Cribier (curé de Charsonville de 1864 à 1890) a écrit à la fin du registre des délibérations de la Fabrique de Charsonville (de 1851 à 1904) : « la tour actuelle fut construite en 1824 sur les fondations de l’ancienne tour du clocher bâtie vers l’an 1602 ».

 

.2.2Bénédiction cloches : 1692

Le curé Cribier a également écrit, à la fin du registre des délibérations (de 1851 à 1904), que deux cloches1 ont été bénites2 le 24 mars 1692.

 

2.3Quelles informations sur les cloches des églises :

Chateaubriand et ses pages immortelles tirées de René (livre 4) : «… Quel cœur si mal fait n’a tressailli au bruit des cloches de son lieu natal, de ces cloches qui frémirent de joie sur son berceau, qui annoncèrent son avènement à la vie, qui marquèrent le premier battement de son cœur, qui publièrent dans tous les lieux d’alentour la sainte allégresse de son père, les douleurs et les joies encore plus ineffables de sa mère. Tout se trouve dans les rêveries enchantées où nous plonge le bruit de la cloche natale… ».

Les cloches constituent toujours un paysage sonore dans la campagne. Elles apparaissent au 6 ème siècle et sont utilisées d'abord pour annoncer les offices religieux. Ensuite elles se feront l'écho de tous les événements de la vie de la cité : incendies, attaques ennemies, arrivées royales, victoires...

 

Les principales fonctions des cloches sont les suivantes :

 

L’heure

Une des plus anciennes et importantes fonctions des cloches est le marquage du temps qui passe. Jusque très tard au 19 ème siècle, la plupart des gens se basaient encore sur le cycle solaire mais dans les champs comme dans les villes, les sonneries rythmaient le quotidien. A l'aurore, la cloche sonnait le moment du lever, à midi celui de dételer et le son du couvre-feu annonçait la fin de la journée de travail (les 3 Angélus). Il fallait pouvoir annoncer l'heure à tous. La cloche constitua alors un progrès important car elle permit de transmettre un message instantanément et à un ensemble de personnes dispersées. La communication auditive de l’heure a précédé la communication visuelle. Les sonneries horaires, en Occident, furent rendues obligatoires lors du Concile de 801 d'Aix-la-Chapelle.

 

Angélus

L’angélus, prière mariale instituée pendant le concile de Clermont en 1095, sous le pontificat d’Urbain II, d’abord le soir puis au matin et à midi, ne peut pas être ignoré des sonneurs de cloches, en particulier par son mode particulier de sonnerie, d’abord frappée puis à la volée.

La prière du midi fut ajoutée par le pape Grégoire IX en 1225.

La pratique de la "sonnerie du pardon" peu avant celle du couvre-feu se développe sous l'impulsion du Pape Jean XXII qui rédige en 1318 la prière de l'Angélus que l'on connaît encore de nos jours.

En 1456, le Pape Calixte III recommande de sonner trois fois par jour, perpétuant définitivement la coutume. Louis XI, dont la dévotion à Marie était grande, ordonna dans tout le royaume "qu'on s'agenouillât au son de midi pour réciter un Ave Maria en plus des sonneries traditionnelles du matin et du soir".

Située à mi-chemin entre les sonneries tintées et les sonneries à la volée, la sonnerie de l'angélus est en fait calquée sur les sonneries « des points du jour » (matin, midi et soir). Elle se caractérise par 3 x 3 coups tintés et une courte volée. Généralement, un angélus classique est tinté sur une cloche intermédiaire, et la volée se fait sur une petite cloche, surnommée « coquée » car elle chante avec le coq. Idéalement, les 3 x 3 coups devraient être tintés au rythme de la récitation de la prière du même nom, un coup par verset.

 

Alertes

Dès l’origine de l’homme, celui-ci a été dans la nécessité de communiquer avec ses semblables pour l’alerter de menaces externes : arrivée d’ennemis ou propagation d’incendies... Il s’agit dans ce cas d’avertir les membres de la communauté le plus rapidement possible, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, afin qu'ils prennent des dispositions pour se protéger, pour protéger leurs biens ou pour fuir le danger. L’incendie a été pendant longtemps et demeure encore aujourd’hui la principale menace de destruction des biens.

Le tocsin demeure largement utilisé dans les zones rurales jusqu’au milieu du 20 ème siècle période à laquelle l'usage de la cloche est remplacé par celui de la sirène municipale.

 

Décès et enterrement

Le glas est un cas particulier des sonneries de cloches dont l'usage a été introduit dès le 6 ème siècle par l'Eglise. Les premières attestations de la "cloche des morts" semblent remonter au 8 ème siècle. Au Moyen Age, la sonnerie spécifique du glas est un service d'église bien établi qui fait partie des manifestations extérieures usuelles de la vie religieuse, dans les villes comme dans les campagnes. Il est constitué d'un nombre fixe de coups, mais pendant l'Ancien Régime, ce nombre pourra varier avec la condition sociale du défunt et donc avec les sommes payées par les familles. La façon de sonner le glas varie selon les villages.

A Charsonville en 1837 la Fabrique proposait 3 classes pour l’enterrement et en 1880 ; 3 classes pour les convois d’enfants et 5 classes pour les convois d’adultes.

Pour exemple la 1ère classe comprenait : après vérification faite par le curé il sera sonnée 2 volées d’environ un quart d’heure de durée chacune et à 3 minutes d’intervalles entre elles à chaque heure du jour. Pour les services de huitaines et anniversaires il sera sonné 2 volées à 3 minutes d’intervalles entre elles, la veille avant l’angélus du soir, autant à celui du matin, les 3 coups de la messe observant une pause au milieu de chaque volée….

 

Mariage

A Charsonville en 1837 la Fabrique proposait 3 classes pour le mariage et en 1880 4 classes.

Pour exemple la 1ère classe comprenait : la veille du mariage, il sera sonné un carillon aux angelus du midi et du soir……

 

Convocation

A la fonction de convocation à la prière s’ajoute celle du lien établi avec les fidèles qui ne peuvent se rendre au lieu de culte en raison d’un empêchement dû au travail ou à la maladie, leur permettant de s’unir à la prière célébrée.

 

Fabrique

A la sortie de la messe et au son de la cloche la Fabrique annonçait les travaux ou l’assemblée de la Fabrique

 

Silence

Le silence des cloches est aussi un langage… Tandis qu’elles « sonnent pendant le chant de l’hymne du Gloria de la messe du soir du Jeudi Saint », elles doivent se taire « jusqu’à la Veillée pascale » pour sonner à nouveau dès le commencement de « l’hymne pascal du Gloria ».

 

Météo

Il convient de mentionner l’usage des sonneries de cloches pour éviter la violence des orages ou de la grêle. De nombreux rituels de bénédiction datant du Moyen-âge intègrent la demande de protection contre les phénomènes climatiques destructeurs. Selon un rituel diocésain publié par Monseigneur du Plessis d’Argentré en 1774, la prière de bénédiction est ainsi rédigée : « Quand le son de cette cloche se fera entendre, faites, ô Seigneur, que le bruit de la grêle et l’impétuosité des tempêtes soient dissipés et que le grondement du tonnerre soit diminué… »

 

Sonneur

L'art du sonneur est important : les sonneries expriment la diversité du quotidien. Le sonneur avait une mission d'information, et l'extrême variété des modes de sonnerie lui imposait un apprentissage spécifique pour que, d'une part, le message soit clair, sans équivoque et invariable dans le temps, et pour que, d'autre part, la sonnerie soit agréable à écouter. Il existait à Charsonville au 19 ème siècle un sonneur qui était rémunéré.

 

Manières de sonner

Pour cerner les subtilités du « langage des cloches », il nous faut donc connaître ce qui distingue les différentes manières de sonner : sonneries tintées, coptées ou à la volée.

 

Le tintement est la manière la plus simple de faire résonner une cloche. La cloche reste immobile et c'est un marteau-tinteur (anciennement) ou un électro-tinteur (actuellement) qui vient la frapper. Le grand avantage de ce type de sonnerie est que le sonneur ou l'horloge de commande peut faire varier à l'infini le nombre de coups, leur intensité et la cadence de frappe. C'est pourquoi on utilise ce type de sonnerie pour l'annonce des heures, les mélodies de carillons automatiques et les sonneries de glas lesquelles sont généralement lentes et douces.

 

Le « coptage » des cloches est un mode ancien de sonnerie analogue au tintement que l'électrification a fait disparaître. La cloche reste également immobile et c'est le battant, intérieur à la cloche, qui vient la frapper du nombre de fois souhaité par le sonneur, et à la cadence imprimée par lui. Pour ce faire, un bras de levier relié à une corde par un système de poulies vient chercher le battant pendu dans la cloche et l'attire contre la paroi. Ce système avait comme avantage d'obtenir un meilleur son que lors du tintement (le point de frappe idéal d'une cloche étant situé à l'intérieur de celle-ci). Il présentait cependant le grave inconvénient d'être particulièrement dangereux si la cloche, actionnée par un néophyte ou un enfant trop enthousiaste, était mise en volée en même temps. En effet, la course de la cloche était dès lors entravée par la machinerie, ce qui engendrait des dommages tant à cette dernière qu'à la cloche.

 

La volée est le balancement plus ou moins régulier de la cloche, suspendue à un joug monté sur paliers ou roulements à billes. Elle est le mode de sonnerie qui permet le son le plus puissant. Elle permet également, si plusieurs cloches sonnent ensemble, d'obtenir des 7 mélanges sonores très riches : chaque cloche ajoute une série de sons harmoniques supplémentaires distribués aléatoirement, le rythme d'oscillations étant différent selon la taille de la cloche. Le mouvement oscillatoire est obtenu par la traction d'une corde par le sonneur ou via une chaîne reliée à un moteur électrique.

 

3

18 ème siècle

3.1Bénédiction cloche : 1717

Le 1er octobre 1717 a eut lieu la bénédiction d’une cloche qui fut nommée Anne-Adrienne par Adrien Helvetius3, médecin - docteur, inspecteur général des Hôpitaux de Flandre, et par Anne Helvétius sa fille.

 

 

3.2Réalisation des plafonds des nefs : 1764

Le 8 septembre 1764 la Fabrique, représentée par François Foucher; prêtre prieur de Charsonville, Claude Balligand ; tailleur d’habit demeurant à Chevenelle et principal gageur de la Fabrique de Charsonville et François Boissonnet ; ancien gageur de la Fabrique et homme de labour, adjuge le marché des travaux du plafond de l’église de Charsonville au maître menuisier François Chaufour d’Orléans qui sera accompagné d’autres maîtres menuisiers, pour faire :

  • le plafond en bois de chêne (« plafonner ») de l’église, en son entier, (du chœur à la croupe4) y compris le plafond, en entier, de la sainte Vierge jusqu’à la croupe (très certainement le pignon de l’église), y compris corniches autour des ouvrages

  • une petite trappe dans la croupe (est ce la petite croisée actuelle ?)

  • 2 stalles avec miséricorde et plafond situés dans le chœur qui forment 4 places avec prie-Dieu le tout en chêne,

  • 2 bancs devant les stalles5 avec leurs marche pieds

  • Une double cloison en chêne du plafond au sol6 (peut être le premier confessionnal ?)

  • pour la somme de 700 livres tournois7 (y compris l’échafaudage pour les travaux).

 

La somme sera payée entièrement par les fonds de la Fabrique et provient des profits des ventes des bancs de l’église.

Les travaux seront terminés pour la Toussaint (soit fin 1765).

Le transport (les voitures) des matériaux d’Orléans à Charsonville sera gratuit. Les matériaux comprennent : des poutres filaires, des lambourdes en planches….

Il n’est pas écrit dans l’acte de 1764 le terme de voûte mais de « plafond ». Il me semble que les travaux consistaient donc à poser un lambris cloué en sous face des poutres filaires fixées sur les entraits de la charpente de la nef et des bas côtés. De même l’acte du marché ne comprend pas de dépose ou démolition de l’ancien plafond s’il existait. On peut donc penser que les nefs (principal et bas côté) n’avaient pas de plafond.

Si on suppose que l’autel était situé dans le sanctuaire alors les 2 stalles et les 2 bancs ont pu être posés dans le chœur (côté nef) de l’église. Jusqu’à la fin du 19ème siècle environ il existait les stalles et les bancs situés dans le chœur. Dans le texte de translation du corps de Mme Seurrat, en 1899, il est écrit que la famille seigneuriale avait au chœur, tenant tout le côté de l’Evangile8, son vaste banc seigneurial.

 

3.3Reconstruction de la sacristie et toiture église : 1782

Le dimanche 12 mai 1782 les habitants autorisent Jacques Gasnier et Jean Juchet, tous deux marguilliers, à demander un devis à Jean Baptiste Robert Achard (entrepreneur au bourg de Huisseau sur Mauves) pour les travaux urgents de reconstruction d’une nouvelle sacristie. Ce devis sera ensuite présenté aux dits habitants à l’effet d’être par eux examinés s’ils le trouvent à propos et faire crier au rabais l’adjudicataire des dites réparations. Les travaux consistent à construire à neuf une sacristie9 dans le bout de l’église et de démolir celle du côté solaire (sud).

L’ancienne sacristie, démolie en 1782 côté sud, devait être adossée au mur de l’église et posséder une porte pour permettre au prêtre de communiquer avec l’église. Cette porte serait elle celle que le curé Trézin a fait fermer, en 1840 et qu’il jugeait inutile ? En effet dans son courrier il écrit « une porte latérale » et non « la porte latérale ». Il me semble donc possible qu’il y ait eu plusieurs portes latérales (côté sud puisque le côté nord donne sur le jardin du presbytère).

Ensuite le dimanche 14 juillet 1782 l’assemblée générale des habitants de Charsonville s’est réunit au banc de l’œuvre pour approuver les travaux à réaliser dans l’église à la demande de Jacques Gasnier et Jean Juchet (Marguilliers) actuellement en charge de l’œuvre et Fabrique de Charsonville et suivant le devis demandé au sieur Jean Baptiste Robert Achard le 12 mai dernier.

Le compte rendu est réalisé par le notaire (Gervais DELACOUR) de Charsonville / Huisseau. L’annonce a été faite à la messe et au son de la cloche en sortant. Présents : Jean Charles Pousse, Gentien Chardon, François Dabout laboureur à Meslon, François Boissonnet, Jean Chardon (meunier), Pierre Galliot, Sébastien Corniau, Louis Boissonnet, François Champenois, Simon Poullin, François Dabout…

Gasnier et Juchet au son de la cloche ont criés aux habitants, devant la porte de l’église, les réparations estimées par Jean Baptiste Robert Achard à 280 livres. Les travaux (couverture d’une partie du toit de l’église et reconstruction d’une sacristie) sont adjugés à Pierre Boulais (couvreur à Meung) pour la somme de 186 livres.

 

Descriptif des travaux prévus au devis :

Toiture de l’église :

Sur la couverture de la dite église, dans la partie qui joint le pignon du chœur du côté du midi, il convient pour empêcher les eaux de filtrer le long du dit pignon de faire 6 pieds (1,83m) de largeur en sapin et ardoises neuves sur la longueur du rampant de la couverture et d’observer un devers qui formera une espèce de ½ noue ce qui produira pour cette partie y compris le devers 7 toises (13,6m) 2 pieds (0,6) 4 pouces (0,1) soit 14,5m environ d’ouvrage neuf en ardoise.

Joignant cette partie d’ardoise il sera fait à neuf pour le raccordement une partie en tuile d’un pied et demi de largeur sur 38 pieds de rampant ce qui produit une toise 3 pieds 6 pouces d’ouvrage à neuf en relevé.

Sur le reste du dit côté il sera fait une recherche exacte qui consiste à repiquer et mettre des bouts de latte ou il s’en trouve de cassées cette partie ayant 7 toises (13,6m) 4 pieds de longueur sur 38 pieds de rampant produit 48 toises 3 pieds 4 pouces de réparation en tuiles

Sur l’autre côté il sera fait dans le bas du couvert ou la latte est entièrement usée une partie à neuf de 4 toises de longueur sur 10 pieds de rampant ce qui produit 6 toises 4 pieds d’ouvrage en relevé.

Rétablir de même une autre partie de 2 toises de longueur sur 18 pieds de rampant la quelle produit 6 toises en relevé

Sur le reste du dit côté faire comme à l’article premier en recherche exacte

Ragréer et réalisation en mortier de terre du pays le pignon du côté du couchant sur la longueur des 2 rampants

 

Sacristie :

- Découvrir et démolir en entier la sacristie actuelle.

- Transporter tous les matériaux qui pourront être employés dans l’endroit ou elle sera reconstruite

- Cette sacristie sera bâtie suivant le plan.

- Composée de 2 murs neufs faite à chaux et sable de Loire. On emploiera le moellon des anciens murs de la sacristie dans la nouvelle construction et on en fournira au déchet.

- Dans le pan de mur neuf, en retour, sur la basse goutte, côté du cimetière il sera fait une ouverture de 3 pieds (0,90) de largeur et 5 (1,50m) de hauteur pour former la croisée qui sera toute en pierre de taille

- Les 2 parties de mur neuf ci-devant expliquées auront 3 pieds de fondation (90 cm) en conséquence la basse goutte du côté du chemin aura au total 13 pieds de hauteur

- Le pan en retour aura la même hauteur au carré et ensuite sera élevé suivant la pente du couvert

- Dans l’étendue de l’emplacement il sera fait un déblai de terre de 18 pouces (46 cm) de profondeur lesquelles terre seront transportées dans un endroit non nuisible

- Sera fait dans l’épaisseur du mur de l’église une ouverture pour former la porte de la sacristie cette entrée aura 2 pieds 9 pouces de largeur sur 6 pieds (1,80m) de hauteur

- Une porte à placard en bois de chêne à 2 panneaux dont les montants et traverses auront 15 lignes d’épaisseur

- Il sera ensuite fait un enduit au bouclier à mortier de chaux et sable de Loire dans l’étendue des murs neufs et vieux de la dite sacristie et dedans

- Faire et fournir un plancher tout en bois de chêne composé de 12 solives de différentes longueur portant d’un mur à l’autre ces solives auront 5 pouces sur 6 de grosseur et bien refaites elle produiront en total 27 toises (de bois ces solives seront couvertes de planches de chêne d’un pouce d’épaisseur assemblées et languette et attachées solidement sur les solives ce qui produira 5 toises 2 pieds de plancher

- Pour placer un bout des dites solives il sera fait plusieurs arrachements dans le mur de l’église et comme il se trouve 2 piliers dans cette partie qui deviendraient nuisible ils seront démolis le mur étant soutenu par le nouveau bâtiment

- Pour finir ce bâtiment il sera fait une charpente en bois de chêne composée :

- d’une filière de 8 pouces sur 9 de grosseur et 18 pieds de longueur

- d’un faîtage de 4 pouces sur 5 de grosseur 15 pieds de longueur soutenu au milieu par un corbeau de fer recoudé en crochet et scellé dans le vieux mur le dit corbeau aura 18 pouces de longueur sur 1 pouce carré Il sera fourni 40 toises de chevron chêne de 3 pouces sur 4 de grosseur bien chevillé sur la filière et sur le faîtage pour former la couverture

- La couverture sera faite avec planches de sapin et ardoises on emploiera la meilleure de la vieille provenant de l’ancienne couverture dont il y aura beaucoup de déchets cette couverture contiendra sur 3 toises 3 pieds de longueur et 18 pieds réduite de rampant 10 toises 3 pieds

- Il sera fourni un morceau de plomb de 30 pouces (60 cm) de longueur sur 15 pouces de largeur pour détourner les eaux du pilier qui se trouve dans l’encoignure de l’église du côté du chemin.

- Puis l’intérieur de la dite sacristie sera blanchi ainsi que le plancher avec blanc de chaux et à 2 couches ce qui produit en total 20 toises

- Il sera aussi fourni 3 marches en pierres dure de chacune 6 pouces (15cm) de hauteur pour l’entrée de la dite sacristie

- L’entrepreneur sera obligé de fournir tous les dits matériaux de faire à ses frais tous les transports et voiture quelconque pour perfectionner les dits ouvrages et de payer lors de l’adjudication la somme de 42 livres pour frais de visite plan et devis tous les vieux matériaux provenant des sus dits ouvrages resteront au profit du dit adjudicataire

Sur le plan de la sacristie reconstruite en 1920, il a été dessiné la trace en pointillé du mur de la sacristie construite en 1782.

 

 

 

 

3.4Toitures nef, bas côté, tour, sacristie : 1788

Devant Delacour, notaire à Charsonville, le dimanche 14 septembre 1788, François Dabout et Vrain Boissonnet, marguilliers, adjugent à Pierre Boulais (la même personne qui a réalisé les travaux en 1782), couvreur à Meung, les travaux de réparations des couvertures suivantes :

- En entier à neuf en ardoises sur la nef de la Vierge (bas côté)

- En recherche sur toute l’étendue de la couverture en tuiles10 de la grande nef

- En recherche sur toute l’étendue de la couverture en tuiles de la tour

- En recherche sur toute l’étendue de la couverture en ardoises de la sacristie

 

Les travaux, adjugés pour un montant de 172 livres, devront être terminés au 1 décembre 1788 et des visites de contrôle de l’ouvrage seront réalisées à la fin du chantier. Il est stipulé dans le cahier des charges que le transport des matériaux sera fait aux frais de l’adjudicataire.

 

 

4

19 ème siècle

4.1Cloche : 1809

Le 12 avril 1809, Péan (maire), son adjoint et certains membres du conseil municipal consentent à la refonte de la cloche11 cassée de l’église de Charsonville selon le cahier des charges qu’ils avaient réalisé, fin 1808, avec la participation de Collin et Rozier. La cloche fêlée sera refondue en 1809 par la société Collin et Rozier, fondeurs de cloches associés, demeurant à Orléans chez Maître Chaudeau rue de Bourgogne. Il est écrit dans le cahier des charges signé par le maire, les adjoints, la Fabrique et Collin et Mozier le 30 octobre 1808 que la cloche sera pesée avant et après la fonte. Les fondeurs dirigeront les ouvriers pour la descente de l’ancienne cloche et la montée de la nouvelle cloche (y compris son accroche et la garantie qu’elle sonne bien). L’ensemble de l’opération sera réalisé pour la somme de 260 livres tournois. Dans le cas ou la cloche ne serait pas fondue dans la commune les fondeurs s’obligent à la faire conduire à leur chantier à leurs frais.

 

4.2Couverture église, tour et sacristie : 1813

Le 30 avril 1813 le préfet approuve le devis, proposé par la mairie, d’un montant total de 883 francs pour des travaux de couvertures à faire à l’église, à la sacristie, à la tour (du clocher) (325 francs), des travaux de consolidation à faire aux murs du cimetière (408 francs) ainsi que 4 grilles à refaire à neuf (40 francs). Il demande au maire (Toussaint Breton) de procéder à une adjudication. Les principales fournitures pour réaliser les travaux de couvertures de l’église, de la sacristie et de la tour comprennent des lattes, chevrons et 600 ardoises.

Les travaux à réaliser consistent également à poser une porte neuve en chêne à la principale entrée de l’église (50 francs).

 

 

4.3Travaux toitures église et presbytère : 1823

Le 28 novembre 1823 François Dupond, maçon, note le nombre de tuiles qu’il a remplacées :

- sur le toit de l’église côté cimetière (côté sud) : 974

- sur le toit de l’église côté jardin du presbytère : 310

- et environ 450 tuiles pour la toiture du presbytère et de la mairie.

 

 

4.4Reconstruction du clocher : 1824

Le devis des travaux, pour la reconstruction du clocher, a été estimé à environ 1000 francs. Un impôt communal extraordinaire sera levé d’un montant de 792 francs comme suite à la demande du préfet au ministre et au roi (Louis XVIII) en 1821.

 

Selon le curé Cribier12, la tour du clocher datait de 1602 et aurait été coiffée d’une toiture à 2 pentes (vu sur le plan de 1670).

 

Menaçant ruine, les travaux de démolition de la tour commencèrent le mardi 3 août 1824 et les travaux de reconstruction démarrèrent le jeudi 19 août 1824 et on y ajouta la flèche du clocher. Les premières pierres d’angles posées sur les anciennes fondations furent bénies par l’abbé Jacques Nottin (curé de Charsonville) et posées conjointement avec le maire de la commune (le sieur Toussaint Breton) le 19 août 1824.

La tour est moins large en hauteur qu’à sa base.

Le coq du clocher domine à 32m de hauteur. Les premières chevilles de la charpente de la flèche ont été enfoncées conjointement par l’abbé Jacques Nottin et le sieur Toussaint Breton le lundi 10 janvier 1825 vers les 4h de l’après midi.

 

Extrait du registre du curé Nottin :

Je soussigné certifie à la postérité future que les premières pierres de la nouvelle tour de Charsonville ont été posées le 19 août 1824 (par nous Jacques Nottin curé desservant et monsieur Breton maire de la dite commune). Nous avons placés les dites premières pierres sur les 4 heures du soir, laquelle nouvelle tour est bâtie sur une partie des fondements de l’ancienne qui existait selon les apparences depuis l’année 1602 et qu’on à commencé à démolir le 3 août de cette année 1824. Fait à Charsonville et certifié véritable 19 août 1824

Je soussigné certifie à la postérité future que les premières chevilles du clocher de Charsonville, dont il n’existait aucune apparence avant sa construction, ont été enfoncées par nous curé et par monsieur Breton maire le 10 du mois de janvier de l’année 1825, sur les 4 heures après midi. Fait et certifié véritable le 10 janvier 1824.

 

 

4.5Eglise en très mauvais état : 1826

Lors de la visite de l’église de Charsonville par l’abbé Roma, vicaire général du diocèse d’Orléans, Directeur du séminaire et archidiacre d’Orléans, le mercredi 5 juillet 1826 vers 17h, celui-ci s’aperçoit de son mauvais état. Le curé Nottin (curé de Charsonville) signale, dans une note, que le peuple de Charsonville n’est pas bien disposé et est très mauvais. Il signale que l’ivrognerie et le vice dominent dans la paroisse de Charsonville.

 

 

4.6Restauration tableaux et pose de la boule du clocher : 1828

Ci-après les notes extraient des cahiers de la Fabrique :

- Aménagement de la statue de saint Marcot.

- Payé 12 francs à Malfray pour façonner les arbres du cimetière et laisser les terres devant les grandes portes de l’église.

- Payé 15 francs au sieur Fleury pour avoir restauré à neuf le tableau de saint Loup et la somme de 43 francs pour avoir remis à neuf le tableau du grand autel et celui de la Vierge.

- Payé 6 francs au menuisier pour remise en état des bancs et des autels

- Payé 18 francs au cordelier d’Ouzouer le Marché (M Couvrat) pour la corde de la cloche

- Payé 15 francs pour la boule dorée située en haut du clocher fournie par un artisan d’Orléans

 

 

4.7Restauration très importante de l’église (plafonds cintrés, chaire…) : 1838

Dans le livre du Budget de la Fabrique de 1836 il est noté une dépense importante de 2461 francs pour des travaux à faire à l’église en 1837.

En effet en 1836 les travaux, proposés dans le devis, consistaient à refaire le lambris du plafond plat de la grande et petite nef, remplacer les 2 piliers en pierre par 3 colonnes en bois et recarreler le sol de la nef et du bas côté.

Mais en 1837 un devis supplémentaire, d’un montant de 645 francs, est réalisé par un sieur Brunoy ou Bruner d’Orléans, validé par le préfet en 1837 et accepté par le maître d’œuvre (Finet à Beaugency) la même année. Les travaux consistaient à démolir l’ancien plafond plat et construire un plafond voûté13 pour la grande et le bas côté.

La voûte en berceau continu construite sur l’ancienne charpente a permit de conserver les murs à l'intérieur de l’église entièrement lisses (sans colonne) et sans contreforts à l’extérieur.

Et en 1838 les travaux cités ci-dessous démarrent.

Cependant durant le chantier, des modifications sont apportées à l’ouvrage et sont reprises ci-dessous, pour la plupart, dans les notes de l’entrepreneur.

 

 

4.7.1Extraits du devis et des clauses réalisés à Orléans le 9 août 1836.

 

1) Devis estimatif des travaux à exécuter et de la dépense à faire à la réparation de l’église.

Ci-dessous le devis des travaux, d’un montant d’environ 2000 francs, à effectuer uniquement à l’église (non compris les travaux du presbytère estimé à 160 francs environ).

 

- Démolition et disparition de 2 piliers et 2 autres parties de piliers en pierre de taille à l’intérieur14.

- Dé-lambrissage15 du plafond de la grande et petite nef et du devant des poteaux à supprimer, dont 1/3 resservira

- Décarrelage de l’aire jusqu’au chœur dont les 2/3 resserviront compris le nettoiement du carreau

- Massif en maçonnerie sous 3 dès de pierre de taille (0,5 x 0,5 x 0,5) y compris excavation

- Massif de 3 dès en pierre taillée à 8 pans à l’extérieur du carrelage (0,45 x 0,30 x 0,5)

- Pose de 3 poteaux en chêne sec de 5,9m x 0,24 x 0,24. Poteaux replanis à 8 pans à l’extérieur du carrelage et compris les assemblages en sous œuvre dans ces poteaux des entraits de la charpente de la nef sud

- Recarrelage à neuf de la partie susdite en carreau de moyenne à 4 pans en ayant le soin de former une plate bande sur le milieu de toute la longueur de la grande nef (17,5 x 10,6) comme n’ayant que le tiers de carreau neuf à fournir et y compris le parfait nivellement de l’aire

- Relambrissage en bois de sapin de 1,5 cm d’épaisseur, bouveté, blanchis et affleurés par-dessous, de la grande nef et de la partie vue et inclinée de la petite nef sud compris les clous ou pointes de longueur nécessaire et comme n’ayant que les 2/3 de volige neuve à fournir

- Peinture à l’huile et à 3 couches de couleur beau gris de ces lambris, des poteaux neufs et de toutes les charpentes apparentes

- Démolition dans le pan nord d’une ouverture pour pratiquer une 2ème croisée comme celle qui s’y trouve

- Maçonnerie en pierre de taille du périmètre de cette croisée de 6,40m x 0,8 x 0,25 soit 1,2m3

- Maçonnerie en raccords derrière en pierre de taille

- Fourniture et pose d’un vitrail en panneaux de plomb de cette croisée y compris les tringles de fer

- Fourniture de 4 barreaux et 3 traverses en fer à poser et sceller en dehors pour la fenêtre de cette ouverture y compris scellement en plomb

- Crépi sur 1m de hauteur en mortier de chaux et ciment du périmètre extérieur et intérieur de l’église et du clocher y compris les contreforts (170m)

- Crépis à l’extérieur en recherche du surplus des murs en mortier de chaux et sable de grève

- Complément de couverture en ardoise en substitution de celle en tuile en mauvais état, du bout ouest de la nef (13,5 x 5m) en ardoise, dite gros poil noir taché

- Repiquage en recherche sur le surplus des couvertures en ardoises pour lesquels l’adjudicataire fournira et fera compter par l’autorité du lieu avant de les employer (un millier d’ardoise neuve)

 

 

2) Clauses et conditions pour l’exécution des dites réparations à l’église.

 

La commune avait demandé que l’on montât 3 colonnes en pierre de taille à l’endroit des poteaux en bois compris dans ce projet. Mais les règles de l’architecture exigeant que ces colonnes fussent même plus fortes à cause de leur hauteur, que les piliers que l’on supprime dans ledit projet. Il nous parait bien plus convenable d’y substituer des poteaux refaits à 8 pans ce qui sera beaucoup plus propre, moins embarrassant et plus analogue à la construction de cette église.

Toutes les démolitions et déplacement de matériaux détaillés plus haut se feront avec soin.

Les parties à démolir sont coloriées d’une teinte jaune sur le plan ci-joint.

Les dès à placer sous les poteaux de fond, seront posés sur un massif et descendu jusqu’au solide et ces dès seront posés de 5cm de profondeur. Ils seront taillés, ciselés bouchardés et posés sans trous ni éclats ni « écornement ».

Les plans ci-joints guideront l’Entrepreneur dans la majeure partie des travaux à exécuter et indiqués au présent.

Les poteaux à fournir seront en bois de chêne sain, sans aubier et replanis sur leurs 8 pans. Ils seront goujonnés16 au pied sur les dès qui doivent les recevoir. La tête des petits arbalétriers et le bout des entraits des fermes de la basse nef sud, seront solidement assemblés dans ces poteaux.

Le lambris à faire, soit en bois neuf soit en vieux bois sera bien bouveté17, joint, posé et blanchi par-dessous. Il sera solidement attaché aux solives et chevrons avec une quantité suffisante de pointes de longueur.

L’aire de l’église une fois bien nivelée, l’Entrepreneur effectuera ses carrelages sur une couche de mortier de chaux d’au moins 3 cm d’épaisseur.

Comme il est déjà dit, il emploiera les carreaux à 6 pans à former platebande sur toute la longueur de la grande nef. Tous les raccords à cette platebande devront être bien joints et ne pourront l’être qu’en débitant les morceaux de carreaux à la scie.

La pierre de taille de la croisée devra être, ainsi, que la précédente, bien taillée, ciselée et bouchardée.

Les 2 parties de piliers à raser, seront séparées et démolies proprement. Ensuite les parements seront repris et ragréés sur le tas, leurs joints seront proprement faits et liées en bon mortier bâtard.

La couverture en ardoises sera posée sur un lattis en volige en sapin, jointivement et solidement attachés sur les chevrons.

Avant d’effectuer ses crépis, l’Entrepreneur nettoiera convenablement les surfaces qui devront les recevoir. D’après quoi il crépira à savoir : le bas des 2 susdites périmètres en mortier de chaux et ciment et les autres en mortier de chaux et sable de grève.

Le poids des fers à fournir sera constaté par l’autorité locale.

Les termes de paiement seront fixés au procès verbal d’adjudication.

 

4.7.2Augmentation et modifications des travaux en 1837

Cette même année, l’architecte dresse le 9 août 1837, sur la demande de M le maire de Charsonville après s’en être fait autorités verbalement par M le préfet, une augmentation et modifications des travaux estimée à 645 francs environ. Ce devis est validé par le maire le 26 Août 1837.

 

1) Devis supplémentaire des travaux

- neuf fermes de cintres à quart d’ellipse de la grande nef

- Idem de fermes de cintres de même système de la petite nef

- Taille et pose aussi de 16 cintres en planches sur champs de 16x3cm d’épaisseur d’entrevoies des fermes sus dites de la grande et petite nef

- Idem en idem de 4 cintres doubleaux de 48m courant

- 4 entretoises assemblées dans les grands poteaux de fonds, horizontalement et à hauteur de la naissance des cintres de voûtes de nefs.

- Lambrissage des arcs doubleaux

- L’excédant des parties cintrées sur celles qui devront demeurer droites d’après le devis

- Peinture à l’huile et à 3 couches de cette quantité excédante de lambris

- Fourniture et pose de 3 tirants de fer allant s’attacher d’un bout à l’entrait des maîtresses fermes et l’autre bout derrière la sablière de la nef sud pour tenir l’écartement des poussées que les fermes des cintres sont susceptibles de faire

 

 

2) Clauses et conditions pour l’exécution de ces augmentations de travaux

D’abord les quantités énoncées ne sont pas plus absolues que dans le devis principal (ci-dessus). Les vérifications et les métrés seront réalisés à la fin des travaux.

Ainsi les surfaces de lambris qui devaient être droites seront cintrées à la manière qui va être expliquée ci-après :

Les cintres de la grande et de la petite nefs formeront chacun une demi ellipse qui aura pour flèche environ 1,80m de hauteur ce qui placera la naissance des voûtes à la hauteur actuelle du dessous des entraits des fermes de la petite nef. Lesquels entraits seront supprimés et il y sera substitué 3 tirants en fer placés par intervalles égaux sur toute la longueur de la nef sud de manière à ce qu’ils soient masqués par la voûte lambrissée.

 

 

 

Dans le cas ou les fermes des cintres de la nef sud excéderaient la hauteur de la panne, celle-ci serait assemblée comme lierne dans les dites fermes et les cintres en planches sur champs seraient assemblées et ajustées sur les pans de cette panne.

Il sera assemblé dans les grands poteaux de fonds « un cour d’entretoises » dont le dessous ??? avec la naissance desdites voûtes sur lesquelles entretoises les cintres des fermes seront assemblés en gueule de loup et solidement fixées au moyen de 17 petits boulons à écrous d’un bout et l’autre dûment scellé dans les murs.

Les cintres des arcs doubleaux auront 1,50 m de flèche et leur naissance sera fixée en contre bas dessous des entretoises.

Toutes ces fermes en bois sur champs seront convenablement assemblées, chevillées, clouées ou boulonnées solidement selon que l’art le requiert.

Le lambris du dessous des arcs doubleaux sera coupé, ajusté et fixé d’onglet sur les arêtes.

 

4.7.3Augmentation et modifications des travaux en 1838

Au cours des travaux (réalisés en 1838) des modifications et ajouts sont apportées à l’ouvrage pour être annexés au devis dressé par M Brunel et exécutés par M Finel entrepreneur à Beaugency comme le précisent les notes ci-dessous, de l’entrepreneur :

 

1) Travaux réalisés par le maçon en plus de ceux repris au devis

- Fourniture de 2 morceaux de bois en chêne18 pour le dessus de la porte

- Cintre au dessus de la grande porte qui a été rebouché, 6 pieds (environ 1,80m) de largeur sur 3 pieds (90cm environ) de hauteur et 15 pouces (environ 40cm) d’épaisseur.

- Une journée de maçon pour poser le pas de la grande porte. Avoir fourni le dit pas de porte 5 pieds (1,50m environ) de longueur sur 1 pied (30cm environ) de largeur en pierre de taille. Avoir fourni 2 brouettées de mortier.

 

Travaux sur la porte en 1994

 

- Fait 3 journées par les charpentiers pour avoir remonter les chevrons et fournir 1500 tuiles neuves

- Fourniture de 8 toises de chevrons pour la couverture

- Avoir recouvert une lucarne de la chapelle de la vierge

- 10 cintres pour la grande nef de 10m de longueur chacun et 5 cm d’épaisseur

- 10 cintres pour la petite nef de 5m chacun

- 9 cintres en planche de 3cm d’épaisseur pour la grande nef de 10m de longueur chacun

- 10 cintres en planche de 3cm d’épaisseur pour la petite nef de 5m chacun

- Cintres pour la chapelle de la vierge

- Ravalement du côté du cimetière sur 18m de longueur et sur un pied de hauteur

- Avoir passé 2 journées de maçon pour démolir l’autel de la Vierge, sortir les démolitions et la grosse pierre

- Avoir passé une journée et demi de maçon pour faire une ouverture dans le mur du clocher pour aller sur le lambris avec fourniture de 2 brouettées de mortier

- 2 journées pour poser les fonds baptismaux19 et faire un trou dans le mur pour y sceller un petit placard. Avoir fourni 2 brouettées de mortier.

- Avoir passé 3 journées pour faire des scellements dans la chapelle de la vierge. Boucher des trous en dehors et maçonner au dessus de la lucarne qui a été recouverte. Fourni pour cet ouvrage 8 brouettées de mortier

- Encoignure qui a été reprise à l’entrée du chœur en grosse maçonnerie. 2,5m de hauteur sur 2 pieds (environ 60cm) sur une face et 18 pouces de l’autre.

- Avoir fait une reprise en maçonnerie au dessus des voûtes, 2,5m de long sur 18 pouces carré.

- Avoir rebouché une croisée en moellon qui était au dessus du confessionnal. 2 pieds carrés20 sur 2 pieds d’épaisseur.

- Avoir reboucher l’emplacement d’une croisée qui a été changée de place dans la basse goutte du côté du cimetière (1,5m de largeur sur 2m de hauteur et 2 pieds d’épaisseur).

- Crépi en mortier de sable dans l’intérieur de l’église côté du jardin 17m de long sur 10 pieds (3m environ) de hauteur

- Côté du cimetière 8m de long sur 3m de hauteur

- Crépi du côté de la tour et de la porte d’entrée (11m de long sur une hauteur de 5m)

- Ceinture en ciment au-dedans de l’église (47m)

- Ceinture en ciment au dehors (45m)

- Le décarlage et recarrelage

- La pose et la démolition de la croisée

- La démolition des piliers

- La fourniture des dès en pierre, la pose et faire les massifs des dès

- Construction d’une chaire à prêtre de 3 toises 4 pieds de menuiserie y compris l’escalier et l’impérial (80 francs)

- Raccommodage des bancs de la grande nef

- Construction de 4 petits bancs de chacun 2 places et placés dans le sanctuaire de l’église

- Réparation du banc de l’œuvre (des marguilliers) et fourniture de 4 genouillets

- Construction d’un confessionnal21 (36 francs)

- Raccommodage de 2 autres bancs et de l’autel de la vierge

 

Nota : la chaire construite et mise en place en 1838 était encore présente dans l’église en 1901 (voir extrait ci-dessous du journal de 1901 pour l’inhumation du Lieutenant Champenois).

 

 

Cette chaire en bois de 3 toises et 4 pieds (soit 7 m environ) était composée d’un escalier et d’une impérial. Elle devait se situer près d’une croisée, comme noté en 1851 dans le registre de la Fabrique, donc probablement côté mur nord et proche du chœur. Elle était surmontée d’un abat-voix (l’impérial) qui rabattait le son vers l’auditoire. La chaire a remplacé l’ambon qui était dans le choeur. Actuellement on est revenu à l’ambon (Podium ou pupitre surélevé, placé à l’entrée du choeur d’une église).

- Les ouvertures dont 3 ont été fournies à neuf, la 4 ème ; le montant et l’appui ont été retaillés dans la vieille pierre provenant de l’ancienne croisée et le cintre a été fourni à neuf.

 

 

4.8Modifications apportées par le curé Jean Pierre Trézin : 1840

Le curé Trézin fut curé de la paroisse de Charsonville de 1837 à 1843. Dans son courrier, adressé le 2 décembre 1840 à Monseigneur l’évêque d’Orléans, il rappelle qu’il a :

- fait fermer une porte latérale de son église qu’il jugeait nuisible22.

- fait annuler les conditions à vie de toutes les places de l’église. Il les a mises en adjudication ou concédées à rente annuelle.

- séparé les hommes d’avec les femmes à l’église.

- fait pour la restauration de l’église et la reconstruction du presbytère qui est maintenant l’un des plus beaux du diocèse.

 

 

4.9Etat de l’église : 1841

Etat de l’église réalisé par le curé Trézin en 1841 :

- La population est de 829 habitants.

- Patron : saint Martin.

- Eglise assez convenable, sacristie petite, humide et mal meublée.

- Pas de relique

- Statues, tableaux : passables.

- Linge : assez bien.

- Ornements : plusieurs en bon état, d’autres sont médiocres

- Livres liturgiques : assez bien

- Fonds baptismaux : en mauvais état, vase en faïence, pas de tableaux ni bas-reliefs.

- Confessionnaux : assez bien.

- 100 confirmations en 1841.

- Offices divers : peu fréquentés.

- Pas de confréries.

- Fabrique organisée, deux registres, le budget ne se fait pas exactement, budget 400 frs.

- Cimetière clos mais la séparation n’est pas suffisamment marquée.

- Un instituteur pour l’école primaire.

- Dans le village, on ne travaille pas le dimanche, un seul mariage civil, mais 5 cabarets très fréquentés, paroisse pauvre.

- Presbytère neuf et en bon état, par les soins du curé beau jardin

- Domestique de 44 ans.

- Pas de protestants.

 

 

4.10Retable : 1843

Réparations du retable23, 4 colonnes en bois24.

 

 

4.11Tronc d’église et boiseries dans le sanctuaire : 1850

A cette époque il existait plusieurs troncs25 dans l’église, en effet, dans le registre de la Fabrique de 1850 à 1904 il est noté la levée des troncs et en 1890 il est noté le tronc de saint Antoine.

Des boiseries furent posées dans le sanctuaire26.

Des bancs ont été construits par le menuisier du village (Chardon) pour les petits garçons de l’école.

 

 

4.12Reconstruction des bancs du chœur : 2 février 1851

Le 2 février 1851 a été soumis à l’approbation de la Fabrique le projet de la reconstruction des bancs du chœur (côté grande nef). M le président de la Fabrique, après avoir fait part des plaintes des propriétaires des dits bancs, évoque la mauvaise disposition de ces bancs et précise que la Fabrique vendrait plus avantageusement les places vacantes qu’elles seraient plus propres et plus commodes. Le projet est adopté. M le curé et M le trésorier sont chargés de faire exécuter les travaux par un menuisier en gré à gré.

 

Différend entre la commune et la Fabrique au sujet des réparations urgentes à faire à l’église et des devis contradictoires et de montants différents entre eux.

 

 

4.13Croisées à refaire et couverture clocher en mauvais état : 1851

En réunion du 22 juin 1851 la Fabrique note qu’il est urgent de refaire à neuf les deux croisées, à savoir celle ouvrant dans la chapelle de la sainte Vierge et l’autre près de la chaire à prêcher.

La Fabrique signale le très mauvais état du clocher.

 

 

4.14Table de communion : 1853

Pose des grilles du chœur27 (table de communion). Les grilles, présentes en 1876 pour la 1ère communion du curé Gasnier pour ses 12 ans, étaient encore les mêmes en 1904.

 

 

4.15Confessionnal supplémentaire : 1855

Extrait de l’inventaire ci-après de 1857 : achat d’un confessionnal supplémentaire28 pour la somme de 50 francs.

 

 

4.16Inventaire de l’église : 1857

Dans l’inventaire, réalisé par le curé Roux et le président de la Fabrique (Beaujouan) le 25 juillet 1857, les plus importantes informations à signaler sont les suivantes :

  • 6 aubes pour enfants de chœur

  • 2 tableaux (1 tableau est visible sur la photo de 1930 dans la chapelle de la Vierge Marie)

  • 4 statues29

  • 1 réchaud

  • 4 tabourets en bois (pour les enfants de chœur ?)

  • Pas de chaufferette pour la sacristie

  • Une cloche

  • Fonds baptismaux en pierre

  • 1 chaire

  • 2 confessionnaux (confessionnal supplémentaire réalisé en 1855 pour 50francs)

  • 6 autels30 en bois dont 2 en pierre31

  • 4 cordons d’aube pour les enfants de chœur.

  • 1 fauteuil garni en Damas rouge

  • 6 armoires en chêne dans la sacristie

  • 1 bénitier mural dans la sacristie32

  • 10 chasubles de différentes couleurs

  • L’église est garnie de bancs

 

Il est noté en 1857 que l’autel en pierre, situé aujourd’hui dans le sanctuaire, a été construit depuis peu.

 

Pour information il y avait au 19 ème siècle ; un sonneur, des chantres et un sacristain à Charsonville qui étaient tous rémunérés.

 

 

4.17Etat de l’église : 22 avril 1858

Le 22 avril 1858, le curé Roux de Charsonville a dressé l’état suivant de son église :

L’humidité tient les murs extérieurs couverts d’une couleur verdâtre sur un mètre de hauteur une grande partie de l’année. Du côté du cimetière (côté sud) cela provient des eaux de pluie qui ne peuvent s’écouler et séjournent dans les fondations.

Le chœur possède une belle voûte en pierre de style ogival.

L’autel est construit depuis peu.

Le retable en pierre avec sculptures ne pourrait pas être changé malgré les désordres signalés (humidité) car tout est neuf et bien fait dans son genre.

Le pavé du chœur est en pierres, propre et convenable.

Les deux nefs sont voûtées et recouvertes en planches peintes33 à l’huile ce qui occasionne dans les dégels et les neiges d’hiver une grande quantité de gouttes d’eau. Ceci arrive deux ou trois fois durant l’hiver.

L’église est pavée de bons carreaux qu’on tient facilement propres.

Les bancs sont en chêne bien confectionnés mais sont de dimensions étroites et pas assez élevés.

La grille en fonte devant l’autel a été placée en 185434.

La toiture est en bonne état et recouverte pour moitié en tuiles et en ardoises.

L’assise du clocher a été réalisée en 1822.

Eglise trop petite (contient 300 places) pour mille âmes.

La sacristie est en bon état et une porte35 ouvre sur le jardin du curé. Il y a deux fenêtres (une au couchant et l’autre au levant) garnies de barreaux en fer. Boiseries et armoires en chêne permettent de ranger les ornements et l’argenterie. La Fabrique se propose de les faire peindre. Les murs ont besoin d’être reblanchis, ce qui sera fait prochainement.

 

 

4.18Achat de 24 chaises : 1 mai 1859

La Fabrique achète 24 chaises pour la somme de 42 francs.

 

 

4.19Chemin de Croix : 11 mai 1861

Au 19 ème siècle beaucoup d’églises s’ornent des stations du chemin de croix. Par courrier du 11 mai 1861 et vu la demande du curé de Charsonville, Félix-Antoine-Philibert Dupanloup, évêque d’Orléans, autorise à faire ériger le Chemin de la Croix dans l’église de Charsonville avec l’accord du pape Pie IX en date du 14 mars 1856.

Le chemin de croix coûta environ 51francs (extrait du livre de compte de la Fabrique pour les dépenses de l’année 1861).

Les chemins de la croix36 ont été établis pour permettre aux fidèles de gagner les indulgences de Terre Sainte. 14 principes émanent du Saint Siège ou de son organe officiel, la sacrée Congrégation des Indulgences :

- tout chemin de croix se compose de 14 stations, ni plus ni moins. Ainsi l’a déclaré le pape Clément XII, en 1731.

- Les croix seules reçoivent la bénédiction et les indulgences, en sorte que les tableaux ne sont nullement nécessaires

- Les croix bénites doivent être placées au dessus des tableaux

- Ces croix doivent être en bois (sans Christ)

- Les tableaux ne constituant pas l’essence même du chemin de la croix, puisque cette dévotion peut subsister sans eux, on les changera ou remplacera à volonté

 

 

4.20Réparations chœur et chapelle : 1861

Des réparations du chœur de l’église furent réalisées en 1861. Voûte en briques dans la chapelle de la sainte vierge37.

 

 

4.21Plâtrage des voûtes du chœur/chapelle et murs : 1862

Le 4 juillet, le conseil de Fabrique dûment assemblé après avoir entendu le rapport de M le curé relativement aux réparations à faire à la voûte et aux murs de l’église.

Ces réparations consistent à enlever le badigeon de la voûte en pierre et des murs, de recrépir la voûte et les murs des pans et pignon.

Le devis des travaux fait par M Heurteau, plâtrier à Orléans, est estimé à 420 francs (sauf erreur sur les mesures et toisées). Si cette somme n’est pas entièrement acquittée au 1er novembre 1862 la Fabrique lui payera l’intérêt à 5 % de la somme qui restera à acquitter (jusqu’à concurrence du payement total). Ces conditions ont été acceptées par nous membres du bureau du conseil de Fabrique. Le trésorier est chargé d’en acquitter la somme au fur et à mesure des rentrées de fond de la Fabrique.

Dans ces réparations sont compris les voûtes du chœur et sanctuaire, de la chapelle de la sainte Vierge le pan de la grande nef, le pignon et le pan de la nef de la sainte Vierge. Les arceaux en pierre de taille seront grattés à vif et le tout échantillonné avec une teinte imitant la pierre.

 

 

4.22Lustres : 1864

Achat de 6 lustres gothiques (cuivre verni, 6 lumières, 40 plaquettes, 40 étoiles à 75frs soit un total de 450frs.

Pose de 2 crucifix pour le confessionnal.

 

 

4.23Vitraux sanctuaire et chapelle : 1866

Pendant le Carême de 1866 ont été posés les 2 verrières grisailles38 pour les 2 croisées du sanctuaire (157,70frs) et une verrière de l’Immaculée Conception pour la croisée de la chapelle de la sainte Vierge (380 frs) grillage compris. Les ferrures et la pose de ces 3 verrières ont coûté 160 francs.

 

 

4.24Lustre et croix : 1867

Avec les restes des plaquettes il a été composé un 7ème lustre, dont la monture a coûté 35 frs.

Le 14 septembre 1867, après la messe, il a eu la bénédiction solennelle et l’érection d’une croix de fer sur le pignon39 de l’Eglise.

 

 

4.25Bénitier à la sacristie : 1871

Achat d’une coquille pour servir de bénitier à la porte de la sacristie40.

 

 

4.26Harmonium : 1873

La Fabrique acheta en 1873 un harmonium, pour la somme de 460 francs, de la maison d’Alphonse Rodolphe de Paris (maison fondée en 1850). Le son de l’harmonium se fit entendre pour la première fois le saint jour de Pâques (début avril).

 

 

4.27Claquoir : 1874

En février 1874, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a raccommodé le « clacloire41 » de l’église pour 25frs.

 

 

4.28 Petits travaux et achat « enfant Jésus » : 1876

En juin 1876, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a construit et posé des placards dans la sacristie de l’église. En novembre de la même année il a posé 8 petits carreaux42 à différentes croisées de l’église.

 

La Fabrique achète une statue de l’ « enfant Jésus » pour la crèche (40frs).

 

 

4.29Pose de 2 bénitiers et demande de travaux : 1877

Le maire envoie au préfet un projet relatif aux réparations à effectuer à l’église et au clocher. Le préfet communique à l’évêque le projet et la demande de secours formée à cet effet par le conseil municipal et par la fabrique sur les fonds du département.

 

La Fabrique achète 2 bénitiers43 en bois pour l’entrée de l’église (28 frs).

 

 

4.30Réparations nef de la chapelle : 1878

En novembre, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a posé des planches pour fixer ensemble les chaises.

 

Réparations intérieures et extérieures de la nef de la chapelle de la sainte Vierge.

 

 

4.31Cadre pour prix des services : 1879

En septembre, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a construit et posé un cadre vitré (50x50) pour y accrocher la feuille des prix des services.

En juin 1877 le préfet transmet à l’évêque d’Orléans le projet de réparations de l’église et du clocher et la demande de secours émis par le conseil municipal et la Fabrique. Le 10 juillet 1878, le ministère de l’instruction publique et des cultes accorde à la commune de Charsonville (via l’évêque d’Orléans) un secours de 200 francs pour l’aider à payer la dépense de réparations de l’église.

 

 

4.32Démolition retable et repose verrières : 1881

Le 11 et 12 juillet 1881 : démolition du retable et réouverture des 3 lancettes et du tympan.

 

Le 14 et 15 juillet 1881 :

- pose de 4 verrières dont une à personnage (Notre Seigneur au sacré-cœur), avec ornement du 13 ème siècle (250frs).

- Tympan, médaillon archéologique 13ème siècle

- Fond mosaïque avec médaillon représentant saint Martin partageant son manteau et saint Loup guérissant un épileptique (500 frs) non compris les ferrures et le transport.

- 4 grillages pour garantir les 4 verrières

- 3 journées des plâtriers (55frs)

- Travaux de maçonnerie exécutés dans le sanctuaire (79frs)

Ces verrières sont de la maison Léopold Lobin de Tours.

Madame veuve Léon Isambert, née Dabout, a donné 300 frs pour payer la verrière du sacré-cœur.

 

 

4.33Nouvel autel en pierre : 1882

Dans la semaine du 4ème dimanche de Carême, du mardi au vendredi, 14 à 17 mars 1882 il a été élevé un autel en pierre sculptée (réalisé par M Bérard, marbrier) avec tabernacle, gradin, retable en bois de chêne, peinture ton pierre. Cet autel a coûté 1100 frs. La porte du tabernacle était en bronze doré (85frs).

M Olivry qui tenait l’harmonium avait abandonné à la Fabrique ce qui lui était alloué au budget chaque année depuis 1874. Cet abandon, de 240 frs, avait été fait en vue d’aider la Fabrique à payer cet autel et les verrières.

L’autel a été consacré le jeudi de la Passion 30 mars par Mgr Coullié, assisté de Mgr Rabotin et de tous les curés des environs.

La boite aux reliques a été mise dans le tombeau44 de l’autel le jour de sa consécration.

 

 

4.34Autel de St Loup : 1883

En janvier 1883, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a construit et posé une planche pour le gradin de l’autel Saint Loup.

 

4.35Statuettes autel : 1886

5 statuettes en terre cuite ont été posées dans les niches de l’autel (75 francs). Celles-ci sont encore visibles sur l’actuel ancien autel (voir photo ci-dessous).

L'autel est recouvert de nappes.

 

 

4.36Mission : 1889

Du 21 février au 5 mars pour le temps de la mission, Chardon Raveau, menuisier à Charsonville, a construit et posé 3 châssis autour des 3 grandes croisées du grand autel avec une étoile au dessus des croisées, 14 cadres de 1,10m x 0,95m avec une croix à chacun placés autour des 14 tableaux du chemin de croix. Il a également posé 600 pitons pour les oriflammes.

Le démontage de l’ensemble a été réalisé le mardi 8 mars, vendredi, samedi et lundi 14 mars 1889.

Le 2 avril il a construit et posé une barrière de 1,35m de haut sur 4,54m de longueur en deux parties placées entre l’église et le clocher45.

 

4.37Croix du clocher réparée : 1890

En 1890 la croix de 1825 ayant chutée, et s’étant brisée au pied de la hampe, celle-ci fut réparée, soudée « en gueule de loup » par Noël Désiré Dupuis assisté de son fils Georges Dupuis.

 

4.38Allocations de secours : 1891

Le budget de la Fabrique, réalisé en 1890 pour l’année 1891, prévoyait une dépense de 50 francs (réglée par le conseil) pour réparer la voûte de la chapelle de la sainte Vierge qui menace de tomber.

Des secours (de 200 francs) prélevés sur le fonds des amendes de police correctionnelle ont été attribués à la commune de Charsonville pour travaux urgents au clocher.

 

4.39Alignement côté presbytère : 1893

Vers 1893 un nouveau projet d’alignement plus important (5m au lieu de 2m prévu au projet d’alignement de 1855 (largeur légale) propose de démolir le presbytère et les habitations de la place de l’église pour réaliser une perspective.

En 1893 des arbres fruitiers et des ceps de vigne existaient dans le jardin du curé.

 

Comme évoqué, le jour de la confirmation des enfants de Charsonville en mars 1893, le curé réalise une note en Août 1893 pour se plaindre à l’évêque, du mauvais état de l’église.

 

 

4.40 Une litre en 1899

Ci-dessous le texte, rédigé par le curé Mercier à l’occasion de la translation de la tombe, située dans l’ancien cimetière, de Dame Madeleine Tassin de la Renardière vers le nouveau cimetière de Charsonville :

« L’an 1899, le samedi 8 juillet, par nous, curé de cette paroisse, soussigné, ont été transférés et inhumés, au nouveau cimetière, les restes de Dame Magdeleine Monique Seurrat46, veuve de Messire Etienne Augustin Tassin de la Renardière47, écuyer et dernier seigneur de Charsonville, décédée en son château de la Renardière le 22 septembre 1820 (registre de l’état civil à la mairie de Charsonville) dame de cette paroisse, ayant reçu les sacrements de Pénitence Eucharistie et extrême Onction, inhumée au cimetière de l’église, proche la Croix le 25 septembre48 suivant acte du registre paroisse 1820 (page 55) .

Dans les temps passés, avant la Révolution, la famille de Tassin, seigneurs du pays, en même temps qu’elle habitait son château du bourg49 appelé toujours la Grand’maison, avait sa sépulture à l’église même de Charsonville, dans la partie si belle du Chœur 13 ème siècle, leur chapelle seigneuriale50 et sépulcrale. La tradition, par la bouche des anciens nous le rapporte ; il reste de ces sépultures deux pierres tombales. La famille avait au chœur, tenant tout le côté de l’Evangile51, son vaste banc52 seigneurial. On voit encore aujourd’hui53 tout autour de l’édifice, à l’extérieur (plus probablement l’intérieur) principalement du côté nord, la litre54, bande de crépi spécial de plus de un pied55 de large, coupant les fenêtres à mi-hauteur. Elle était peinte en noir au décès du chef de la famille, et, le deuil passé, remise à la couleur du blason. Le blason56 des Tassin se trouvait au dessus de la porte d’entrée, endroit ou la bande s’élargit en un vaste panneau destiné à le recevoir. La loi prohibant désormais les sépultures dans les églises les Tassin voulurent être enterrés dans le cimetière de leur église. Le château de la Renardière fut de la paroisse et de la commune de Charsonville jusque sous la Restauration. Voilà pourquoi cette place au pied même de la Grand’Croix, qui fut accordée à la dite Dame Tassin, en souvenir de son ancien droit seigneurial et aussi en reconnaissance de ses dons généreux pour l’église à la réouverture du culte57. Nous avons vu58 là une vaste grille de fer forgé entourant une tombe ainsi composée : une pierre sépulcrale (qui avait sans doute été posée dans l’intérieur de l’église, certains signes l’indiquent°. Etablit ses maçonneries, posée à plat, et soutenant un marbre qui porte cette inscription : « ici repose Dame Monique Seurrat, veuve de Messire Tassin de la Renardière, décédée en son château, le 22 septembre 1820. elle aimait à secourir les malheureux. Comme fille, épouse et mère, elle donna pendant 76 années, l’exemple de toutes les vertus. Ses enfants qui la chérissaient tendrement, ont fait élever cette tombe à sa mémoire »59 ».

 

5

20 ème siècle

5.1Eglise fermée et restauration importante de l’église : 1921

En 1912 l’abbé Launoy signale, à l’occasion de l’inauguration du presbytère, que l’église, à son arrivée en octobre 1900, menaçait ruine.

 

Note du curé Chain en 1920 :

Dans le registre de 1920 des actes de Baptêmes, Première communion, Mariages et Sépultures de la paroisse de Charsonville (archidiaconé d’Orléans et doyenné de Meung sur Loire), le curé Chain note la cessation du culte catholique dans la paroisse après l’acte de baptême de Jeanne Marie Solange Bourgoin du 5 septembre 1920.

 

Le curé Chain note : Le mauvais état de l’église a été depuis longtemps une source de difficultés pour les curés de Charsonville. En 1826, à la suite d’une visite faite par M l’abbé Roma, vicaire général, M Mottin se lamente déjà sur une situation qui n’a fait qu’empirer depuis un siècle.

Au mois de février 1920, plusieurs planches tombent de la voûte ; M Dancarville, maire, et le conseil municipal comprennent la nécessité de faire visiter l’édifice par un architecte compétent. M Farcinade, d’Orléans, affirme qu’on ne peut s’exposer plus longtemps au danger d’effondrement des voûtes. Il faut absolument fermer ou restaurer l’église. On lui demande un devis aussi économique que possible en vue d’une restauration. Ce devis s’élève à la somme de 50000francs ; il comprend la réfection d’une partie du mur (côté Nord), de la voûte en lattes et plâtre, des fenêtres et de la sacristie. Avant la guerre, on demandait 12000 frs pour refaire complètement l’église moins le chœur et le clocher, mais l’administration, sectaire présidée par M Joseph Piédallu, n’a jamais consenti la plus petite réparation. A la suite de difficultés personnelles avec deux conseillers modérés MM Clovis Hubert et Ludovic Charpignon, le maire est mis en minorité par les deux conseillers susdits, et le devis repoussé. Une pétition est faite par la population, en faveur de la restauration, elle réunit les trois quarts des suffrages des électeurs et des veuves chefs de famille. Nouveau refus du conseil. Entre-temps, le 26 avril, l’église est fermée « pour cause d’insécurité ». Le culte est transféré pendant trois jours dans la salle à manger du presbytère, puis provisoirement à la salle paroissiale. Monseigneur Touchet, évêque d’Orléans, menacé d’enlever le curé et de lancer l’interdit sur la paroisse si l’église n’est pas réparée. Une souscription s’organise. MM Henri Gasnier et Félix Venot, conseillers paroissiaux, vont de maison en maison, et recueillent par signatures, la promesse d’une somme de 15680frs. Beaucoup d’autres souscriptions ont été offertes par la suite, qui élevaient la somme à 18000frs.

Le conseil municipal refuse cette somme, ou plutôt deux anticléricaux, MM Clodomir Venot et Albert Imbault s’entêtent à vouloir soutenir qu’il suffit de boucher les trous de la voûte en clouant quelques planches, chose impossible de l’avis des ouvriers. Les modérés gardent un silence prudent. Désirent-ils réellement, maire en tête, la restauration ? On pourrait en douter. Le maire démissionne pour la forme, afin d’éviter les ennuis et les récriminations de ses administrés. M Brioche prend la succession et attend des circonstances plus favorables pour remettre, avec chances de réussite, la question sur le tapis.

Monseigneur l’Evêque, après avoir épuisé tous les moyens de conciliation, nomme, le 18 Août, à Vitry aux Loges, le curé de Charsonville, et supprime le culte.

La paroisse sera rattachée désormais à Epieds et M le curé Dutertre est chargé de l’administration spirituelle.

Signé : M Chain

 

La note suivante est de la main du curé Dutertre.

Le curé Dutertre écrit60, à la suite de la note du curé Chain, le texte suivant :

Le 18 Août 1920, le conseil épiscopal prenait la décision dont la teneur suit :

Vu l’interdiction prononcée par le maire, de célébrer les offices dans l’église de cette paroisse. Vu le refus par le conseil municipal d’accepter une souscription de quinze mille francs, recueillie par le curé pour la restauration de l’église, ce qui indique une évidente mauvaise volonté, au moins passagère. Vu les inconvénients majeurs qu’il y aurait à autoriser la célébration des offices dans la salle paroissiale à Charsonville comme ailleurs : tout service religieux doit être supprimé, quelque regret que tous les membres du conseil en éprouvent. M le curé d’Epieds sera chargé du soin spirituel de cette paroisse ; les enfants pourront aller au catéchisme à Epieds ou à Baccon, suivant leurs facilités ; les baptêmes et les mariages se feront à l’église d’Epieds, les services pour les défunts également. M le curé d’Epieds sera autorisé seulement à faire à Charsonville la levée du corps et le conduite au cimetière.

La copie de la délibération du conseil épiscopal a été communiquée à M le curé d’Epieds, lequel après discussion avec Monseigneur, et l’Archidiacre, a été dispensé de la levée du corps et laissé libre, selon l’opportunité, de faire ou non la conduite au cimetière.

 

Après l’acte de baptême de Jeanne Marie Solange et la note du curé Chain et du curé Dutertre l’acte de mariage de Alfred Dauvergne et de Rachel Poullin est écrit par le curé d’Epieds (Dutertre) le 25 septembre 1920.

 

 

Note sur l’état de l’Eglise réalisée en 1920 par l’Architecte F Farcinade d’Orléans :

 

Le mur extérieur de la grande nef côté nord est déversé sur toute la hauteur et presque toute la longueur du mur. Ce mur supporte la charpente et la couverture du toit en tuiles. Les poteaux en bois (entre les 2 nefs) supportent les poutres transversales qui viennent en appui sur le mur nord. Ces poteaux ne sont plus verticaux (effet de glissement vers le nord). La reconstruction du mur nord de la grande nef est donc nécessaire.

Les voûtes de l’église sont constituées dans les 2 nefs par des cerces en bois beaucoup trop espacées et mal assujetties sous lesquelles avaient été clouées des voliges formant berceaux (les cerces sont des courbes en bois à plusieurs centres qui donne le profil des parties cintrées de la voûte). Les voliges tombent une à une faute de pouvoir les reclouer (ossature mal combinée et beaucoup trop légère).

Le mouvement général du mur nord suivra fatalement l’effondrement complet.

L’architecte propose d’exécuter dans chaque nef une voûte en plâtre sur lattis fixés sous des cerces convenablement assemblés et suffisamment rapprochés.

L’état des couvertures, à part le versant midi de la nef est extrêmement mauvais. Le versant nord du corps principal qui est couvert en tuile est à peu près hors d’usage. Il y a donc lieu d’envisager la réfection en ardoise de toute la nef et des deux versants au dessus du chœur actuellement déjà couvert en ardoise en très mauvais état mais ou le chevronnage est mieux disposé.La sacristie est également en état complet de vétusté (couverture, charpente, enduits intérieurs).

L’ensemble des travaux est estimé à environ 50 000francs en 1920.

 

 

Extraits ci-dessous d’un article du journal du Loiret de 1920 :

 

L’église est fermée depuis environ 2 mois (avril 1920). Des réparations sérieuses doivent être votées par le conseil municipal. Une pétition circule pour la réalisation de ces travaux. L’église rouvrira 18 mois après.

Le dimanche 3 avril 1921 le conseil municipal s’est réuni en séance extraordinaire en présence de M Brioche (maire). A l’unanimité le conseil a approuvé le devis qui s’élève à 54 000 francs.

Le samedi 30 avril 1921 a été inhumé Mme Henri Pointeau née Flora –Eurydice Pousse décédée en son domicile à Meslon. A cette occasion, la salle paroissiale a été ouverte pour la cérémonie des obsèques. Avant cette cérémonie et sans église, les défunts étaient conduits au cimetière sans chants et sans prêtres.

Notre vieille église !

Il y a quelques mois, vivement peiné de voir notre vieille église fermée parce qu’elle menaçait ruine, je disais : «  bientôt elle sera rajeunie, je connais trop bien mes concitoyens, non, ils ne se résigneront jamais à voir fermer à jamais leur vieille église ».

C’est fait ; le conseil municipal a voté les fonds nécessaires pour réparer notre vieille église. Les ouvriers se sont mis à l’œuvre et ils ont travaillé avec une rapidité et une régularité étonnantes. Ah ! la joie de tous les habitants de Charsonville est immense, je puis le dire sans exagération. Merci à tous ceux qui, d’une façon ou de l’autre, ont contribué à rajeunir notre vieille église.

J’ai d’autres souvenirs ailleurs

Mais les plus purs, mais les meilleurs,

O ma vieille et tant chère église,

Ils sont là dans ton ombre grise !

O pierres sacrées qui avez servi à réparer un mur de notre vieille église, bientôt pour vous se réalisera le vœu du poète devant les pierres qui devaient servir à la construction de l’église de son pays natal :

O vous que l’on destine à construire les murs

De la demeure des prières,

Vous connaîtrez des jours plus nobles et plus purs

Que les jours d’aucune autre prière !

Oui, oui, il se réalisera à Charsonville le vœu du poète. Nous avons maintenant un curé ! La salle paroissiale est trop étroite pour contenir la foule qui l’envahit depuis trois ou quatre dimanches.

Demain l’église sera rouverte. Oh ! quelle joie quand nous la reverrons toute rajeunie !

Oui, oui, nous le promettons.

« L’homme n’est qu’une feuille au vent !

Mais si Dieu le permet, souvent,

Nid de mon âme, ô maison sainte

Je reviendrai dans ton enceinte.

Il y a un an à pareille époque, à la Saint Loup, la fête du pays, nous étions tristes parce que M le curé devait nous quitter et que notre église était fermée. Pour combien de temps ? Nous ne pouvions le prévoir. Aujourd’hui, nous avons un curé et notre église, demain, reprendra sa destination : elle sera comme par le passé, la maison de Dieu et aussi celle de la prière. Reste debout, notre vieille église, pour de longues années et vive notre église rajeunie pour la génération présente et pour les générations de l’avenir.

 

Il est écrit dans le journal du 13-10-1921 que les travaux de restauration de l’église vont être terminés dans quelques jours. Les travaux, réalisés en moins de 4 mois, consistaient en : la couverture en tuiles, et faisant eau de toutes parts, a été remplacée par une couverture en ardoises ; à la place d’une voûte en planches, usée par le temps et menaçant de tomber, il y a maintenant une belle voûte en plâtre. Tous les murs ainsi que la voûte du sanctuaire et du chœur ont été badigeonnés et les bancs remplacés (offerts par les paroissiens).

Inauguration le 30 octobre 1921 par Mgr d’Allaines. La grand’messe, au cours de laquelle se fera entendre la chorale de Saint Donatien, sous l’habile direction de M R Foucher, commence, chantée par M l’abbé Gasnier, enfant de la paroisse, curé doyen de Patay.

 

 

5.2Plaques commémoratives morts 1914-1918 : 1922

Bénédiction, à 10h à l’église, de 2 plaques commémoratives des morts de la guerre de 1914 à 1918, le dimanche 5 novembre 1922. La messe a été célébrée par l’abbé Chain, ancien curé de Charsonville. L’église est tendue de deuil, l’autel surmonté de faisceaux de drapeaux, dans le chœur se dresse le cataflaque recouvert du drapeau tricolore ; à remarquer sur le cataflaque une couronne de verdure tressée par les jeunes gens de la classe 1922 qui, dans quelques jours, vont partir au régiment. Au cours de la messe, après les annonces, M l’abbé Robert, curé doyen de Meung Sur Loire, prend la parole et, avec le talent oratoire que tous lui connaissent, il parle d’Espérance.

Le momunent aux morts du cimetière sera inauguré l’après midi. Ensuite M le curé doyen bénira ensuite les 2 plaques placées de chaque côté de la statue de sainte Jeanne d’Arc.

 

 

5.3Electricité : 1931

Le curé Juranville demande le 6 mai 1931 au maire de Charsonville l’installation de l’électricité dans l’église. En effet, explique-il dans son courrier ; « l’église est le seul immeuble communal dans lequel la municipalité n’a pas fait poser l’électricité ». Le curé Janville estime les travaux à environ 1000francs.

 

 

5.4Nouvelle cloche : 1938

Extrait d’un article du journal « Le LOIRET » :

La paroisse de Charsonville ne possédait qu’une pauvre cloche se balançant à grande peine et ne faisant qu’égrener des sonorités vaguement musicales. Les fidèles le déploraient. Mais, avant tout, quelques réparations étaient nécessaires à l’intérieur même du clocher. Ces réparations, la municipalité ayant résolu de les faire, M le Curé accepta de s’occuper de renouveler la cloche et s’adressa à une souscription paroissiale qui trouva rapidement la somme nécessaire. C’est ainsi que dimanche, 6 novembre, était bénite une nouvelle cloche sortie de la fonderie61 Bollèe62, de Saint Loup. Le matin, dans une église agréablement ornée de fleurs et de guirlandes, une grande messe solennelle attirait l’assistance des grandes fêtes. Mgr Darnault, vicaire général, y prononçait l’allocution, tirant les leçons les plus heureuses de l’évangile du jour et spécialement des paroles du christ : « Rendez à César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu ».

A la suite de la messe, un banquet de 85 couverts fut servi dans la salle paroissiale par la maison Raimbault, de Meung-sur-Loire et fort justement apprécié des convives.

Mais il fallut se hâter. A 2h30 avait lieu la cérémonie de la bénédiction. Cette fois, quelle foule se pressait dans l’église trop petite et débordait sur la place. 1500 personnes au moins voulant voir et entendre. Autour de Mgr Darnault une dizaine de prêtres : M l’abbé Juranville et M l’abbé Chain, tous deux anciens curés de la paroisse ; M l’abbé Perdereau, curé de Vennecy, M l’abbé L Portheault, professeur à Sainte-Croix et MM les curés des environs. Après quelques chants, M le doyen de Meung-sur-Loire exprima de façon claire et vibrante comment la cloche de nos églises parle, chante et prie. Puis commencèrent les prières liturgiques. La cloche était là, suspendue devant l’autel sous un gracieux portique de feuillages et de fleurs. Elle était revêtue d’une robe de tulle le plus délicat et de riches dentelles. Près d’elle se tenaient le parrain, M Paul Vivier, et la marraine Mme Henri Pointeau. Les prières s’achevèrent sur la proclamation des prénoms : Marie-Francoise-Paule-Marcelle. Puis, quatre fois la cloche tinta et sans tarder furent distribuées les dragées du baptême. Le salut du saint Sacrement suivit. Et M le curé acheva la cérémonie sur des paroles de remerciements à Mgr le vicaire général et aux prêtres qui l’entouraient, à tous les donateurs, et spécialement au parrain et marraine qui avaient si magnifiquement fait les choses. A la sortie, bien des dragées furent encore jetées. Cependant que dans la nuit tombante, à la fin d’une douce journée d’automne, nombre de personnes attendirent que la cloche, de sa place définitive, jetât aux quatre coins du ciel son premier chant d’allégresse et d’espoir.

 

5.5Travaux réalisés depuis 1938

En 1952 : travaux de consolidation des fondations du clocher réalisés par l’entreprise de maçonnerie Bourdeaud d’Orléans, supervisé par l’architecte Bonte, pour la somme de 310 160 francs et une durée de 3 semaines. Les travaux consistaient à :

- créer une rigole au pied du clocher et à réaliser un chaînage

- rengraisser en ciment le pignon intérieur et extérieur de la basse nef (bas côtés).

- Rejointoyer en ciment les vieilles pierres côté porte d’entrée

 

En 1955 : mise en place de 3 cadrans (côté Sud, Ouest, Nord) émaillés sur le clocher par l’entreprise Bodet.

 

En 1961 : mise en place de l’électrification63 de la sonnerie de la cloche.

 

En 1964 : mise en place du chauffage au gaz dans l’église.

 

En 1966 :

Les 3 cadrans émaillés, posés en 1955, seront remplacés par des cadrans en polyester avec mise en place d’un mécanisme électrique pour leurs fonctionnements.

 

En 1968 :

- Remise en état et en place du coq en cuivre, de la sphère et d’une nouvelle croix comme suite à l’ouragan de 1967 pour un montant de 1115 francs.

La croix en fer forgé avec volutes et arceaux (3m de hauteur par 90cm de largeur) qui surplombe la flèche du clocher est la réplique de la croix historique qui a chuté lors de la tornade le 13 mars 1967. L’ancienne croix est entreposée à l’étage de la tour du clocher et comporte des inscriptions gravées au burin sur sa structure ; le nom des notabilités de l’époque et du ferronnier qui la fabriqua en 1825. La nouvelle croix a été posée le 21 juin 1968. Elle comporte le nom du maire, du curé et du ferronnier de 1968.

- Les renseignements, écrit par Paul Vivier maire de Charsonville, ci-après, sont scellés dans la sphère :

 

Cette croix a été faite en Juin 1968 par les Etablissements Dupuis père et fils (Simon, Guy, Claude et Jean). Elle a été posée sur le clocher le 21 juin 1968. Elle remplace celle faite en 1825 par Marin Dupuis, maréchal ferrant à Charsonville qui fut reparé en 1890 par son fils Noel et son petit fils Georges, père de Simon Dupuis. Le 13 mars 1967, une tornade la fit tomber et endommagea le coq ainsi que la sphère qui furent remis en état par les Ets Dupuis. La mise en place fut exécuter par les freres Dupuis avec l’aide des charpentiers couvreurs Boussicault frères (Fernand et Camille). La tour fut remise en état par les Ets Sicot, père et fils (Job et Jean Claude) et les abats son par les Ets Gauchard Joseph et fils (Jean Pierre et Francis).

 

- Réfection des enduits sur clocher et portail d’entrée avec jointoiement des pierres au ciment pour un montant de 15000 francs environ.

 

 

En 1990 :

Rénovation du crépi extérieur.

 

 

En 1994 :

Des travaux importants de restauration à l’intérieur de l’église ont été réalisés. Des élèments ont disparus (Les ex-voto), d’autres ont été remplacés (le chemin de croix maintenant en bois...).

Succinctement les travaux consistaient à rétablir les murs intérieurs de l’église dans leurs états primitifs et la voûte du bas côté a été refaite entièrement. Ci-dessous quelques photos durant les travaux.

 

6

21 ème siècle

Le 6 juin 2012 : remise en état de la couverture du clocher.

 

1 A l’époque carolingienne, des conciles régionaux d’Aix-la-Chapelle (801 et 817) déclarent que la sonnerie des cloches est à considérer comme un acte sacré qui revient aux prêtres. Une ordonnance demande que chaque église paroissiale soit munie de deux cloches.

2 Même si dans le passé l’Église n’a jamais officiellement employé l’expression « baptême d’une cloche », bien que communément admise dans le langage courant, la cérémonie comportait néanmoins des signes et des symboles du baptême : eau bénite, sel, signation, lectures de psaumes, oraisons, onction, tissu blanc revêtant la cloche, présence d’un parrain et d’une marraine, attribution d’un nom… De nombreuses éditions de rituels furent publiées au cours des âges pour faire précéder l’installation d’une cloche par une bénédiction lui conférant la dimension sacrée destinée à sa participation au culte. L’étude de l’histoire des rituels montre une évolution dans les rites et dans l’attribution des noms. C’est d’abord le nom d’un saint qui est donné à chaque cloche au VIII° siècle. Un nom de baptême apparaît sous l’épiscopat de saint Yves, évêque de Chartres au XI° siècle. De là vint qu’aux siècles suivants le nom du donateur, du parrain et de la marraine sont gravé avec le nom de la cloche. Aujourd’hui, le rituel issu du Concile Vatican II mentionne : « Par suite du lien étroit entre les cloches et la vie du peuple chrétien, la coutume s’est répandue -qu’il est bon de conserver- de les bénir avant de les placer dans le clocher ».

3 Adriaan Engelhart Helvétius (14 avril 1662-22 février 1727) commença ses études de médecine à Leyde et les termina à Paris. Il fut naturalisé français en décembre 1723 et se fit appeler Jean Adrien. Il fut médecin de Louis XIV, de monsieur, frère du roi, duc de Bourgogne et du duc d’Orléans régent. Il fut également inspecteur général des hôpitaux militaires de Flandre. Malgré l’opposition de ses parents, il avait épousé le 3 août 1684 sa voisine Jeanne Desgranges (1654-1722) veuve d’un capitaine de vaisseau, Louis Delbée. Ils eurent 4 enfants : Jean François, Jean Claude Adrien, Antoine Gaillot, Anne (12 juillet 1690-8 juin 1726) qui épousa le 17 avril 1712 Jean Adrien Martinet (mort le 18 décembre 1721 à Madrid), chevalier de Saint Louis et lieutenant général dans les armées navales du roi d’Espagne. Ils eurent un fils, Jean Adrien Martinet de Charsonville (1714- décédé après 1779), enseigne de vaisseau, qui fut le seul cousin germain de Claude Adrien. Dame Anne Helvétius, mère de Jean Adrien Martinet, épouse en premières noces, et séparée quant aux biens, de Messire Jean-Nicolas Martinet, Chevalier, Seigneur de la Renardière, et en secondes, de Messire Louis Barrault, Marquis de la Haye.

4 Extrémité d’un comble. Sa base s’appuie sur le bord supérieur d’un mur rectangulaire.

5 Le chœur des églises était garni de stalles sur les côtés et le devant. La miséricorde, également appelée patience ou crédence, est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d'une stalle. Elle permet au clerc ou au moine, qui participe à l'office divin, de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé (ou qui permet à celui-ci de s’asseoir tout en paraissant debout).

6L’histoire des confessionnaux est liée à l’histoire du sacrement de pénitence. C’est au XVIème et XVIIéme siècles qu’a eu lieu leur apparition, en liaison avec le Concile de Trente qui a fait une session sur le sacrement de Pénitence en 1551 : il définit l’obligation de confesser tous les péchés mortels avant la communion. On commença à placer entre le confesseur et le pénitent une séparation à guichet ou une grille serrée. Bientôt le confesseur s'assit au milieu d'une double cloison, et les pénitents se présentèrent de chaque côté. Pour ménager la timidité et la pieuse confusion des pénitents, on ajouta des voiles qui les masquaient; mais le prêtre restait à découvert. Après le concile Vatican II, le rite de la confession a été révisé (Sacrosanctum Concilium, 72). Les confessions en face-à-face sont autorisées. Le plus souvent, ils sont remplacés actuellement par une chaise pour le prêtre et un prie-Dieu pour le pénitent. Ils se trouvent dans un bureau d’accueil.

7 La livre tournois est une ancienne monnaie de compte française valant 240 deniers ou 20 sous, frappée originellement à Tours et qui fut utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du 13 ème siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1672. Elle disparaît au moment de la création du franc français en 1795. 700 livres correspondaient à environ 2 ans de salaire à Paris pour un manœuvre.

8 Côté nord

9 L’usage des sacristies au rez de chaussée des églises n’a commencé à se répandre en Normandie qu’au commencement du XVII ème siècle. Pendant le moyen âge, on eut été choqué de voir placer un réduit semi profane immédiatement derrière l’autel : on n’eut pas compris que le sanctuaire servit de chemin pour accéder à un garde meuble ou un vestiaire. (Raymond Bordeaux – traité de réparations des églises). Pour la sacristie de l’église de Charsonville, l’architecte, dès 1782, a choisit la partie la moins ornée de l’intérieur et de l’extérieur de l’édifice pour la faire adhérer au monument par une porte.

10 Les tuiles ne recouvraient pas toutes les toitures du Pays de Beauce, car, une bonne partie d’entre elles étaient couvertes par le chaume, ou l’ardoise pour les édifices singuliers : religieux, seigneuriaux, logis ferme forte etc... La fabrication des tuiles se faisait dans les tuileries disséminées sur le territoire. L’argile était façonnée sous forme de plaquettes, puis cuite. Les tuiles sont de petite taille dans le Pays de Beauce, environ 16 cm x 24 cm, le nombre de tuiles au m2 varie entre 60 et 70 tuiles. Les dimensions de la tuile, ainsi que de son pureau (partie de la tuile qui reste apparente et n’est pas recouverte par les tuiles du rang supérieur) sont déterminées par la pente de la charpente : entre 45° et 50°. Différentes formes de tuiles existent et dans le Pays de Beauce, seules les tuiles plates et très exceptionnellement les tuiles à emboîtement dites tuiles mécaniques sont mise en oeuvre. Les tuiles plates sont de simples rectangles plans, munis de trous pour fixation par clouage.

11 En 1837 la Fabrique de Charsonville dresse, conformément à l’article 7 de la loi du 18 mai 1806, un tarif , composé de 3 classes distinctes, pour les inhumations et les mariages

Inhumation de 1ère classe

Lors du décès il sera sonnée 2 volées d’environ ¼ d’heure de durée chacune et à 3 minutes d’intervalle entre elles. A chaque heure du jour il sera également sonnée une volée d’un 1/4 d’heure de durée. Services à huitaines et anniversaires : il sera sonnée 2 volées à 3 minutes d’intervalles entre elles, la veille avant l’angélus du soir, autant à celui du matin, les 3 coups de la messe observant une pause au milieu de chaque volée pendant le nocturne et les laudes, le proudiesira et le libera.

2 ème classe

Lors du décès il sera sonné une volée d’1/4 d’heure de durée. Pareille volée sera également sonnée aux 3 angélus du jour ainsi qu’à 9 heures du matin et à 3 heures à l’arrivée du corps à l’église et pendant l’inhumation. Services à huitaines et anniversaires : il sera sonnée une volée d’1/4 d’heure de durée à l’angélus la veille du service autant à l’angélus du matin laquelle volée servira du 1er coup de la messe et les 2 autres coups du service selon l’heure annoncée

3 ème classe

Il sera sonné une volée après la notification du décès, puis aux angélus du matin et du soir, à l’arrivée du corps au cimetière et pendant l’inhumation. Services à huitaines et anniversaires : il sera sonnée une volée à l’angélus du soir, une autre à l’angélus du matin du jour du service, enfin une autre annoncée le service.

Mariage

1ère classe

La veille du mariage, il sera sonné un carillon aux angélus du midi et du soir. Pareil carillon aura lieu à l’angélus du matin du jour de la célébration du mariage puis les 3 coups de la messe qui sera chantée

2ème classe

La veille il sera sonné un carillon à l’angélus du soir, pareil carillon aura lieu à l’angélus du matin du jour du mariage, puis les 3 coups de la messe qui sera chantée

3ème classe

Il sera sonné un carillon à l’angélus du matin et au moment de la célébration du mariage

12 Le curé Cribier a très certainement lu cette information dans les documents paroissiaux archivés au presbytère

13 Le plafond devait par conséquent être plat avant ces travaux car il n’est pas compris de démolition de plafond.

14 Les 2 piliers en pierre et les 2 autres parties de parties étaient situés à l’emplacement des 3 colonnes en bois actuelles et des appuis sur le mur ouest et sur le mur de la chapelle de la vierge.

15 Il s’agit du lambrissage réalisé en 1764

16 Assemblage de deux pièces à l’aide de chevilles

17 Assemblage invisible entre deux planches

18 Les pièces de bois et le rebouchage du cintre ont été découverts en 1994

19 Fonds baptismaux actuels ?

20 1 pied x 1 pied (30cmx30cm environ)

21 En 1857 il y avait 2 confessionnaux donc en 1838 il n’y avait qu’un seul confessionnal.

22 Peut être l’ancienne porte de l’ancienne sacristie reconstruite en 1782.

23 Pas d’informations sur la nature des réparations ni de trace de la pose de ce retable en pierre dans les archives. On peut penser qu’il datait de la fin du 17ème siècle. Le retable fait son apparition à l’époque paléochrétienne, alors qu’il n’était qu’un simple gradin destiné à recevoir les objets liturgiques, et positionné à l’arrière de la table d’autel : son étymologie latine tabula de retro, « l’arrière de la table », rappelle d’ailleurs cette fonction initiale. Rapidement, il acquiert une dimension décorative forte qui vient peu à peu se substituer à sa fonction pratique préalable : il devient au Moyen Age un véritable écran vertical qui se développe à l’arrière de la table d’autel. Composé de pierre ou de bois sculpté ou de matières précieuses, sa dimension ornementale est liée directement à sa fonction cultuelle, c’est-à-dire celle de mettre en exergue la présence divine (scène de la vie du Christ principalement) ou la vie des saints : le rôle de l’image comme source d’enseignement en constitue alors un fondement. Le Concile de Trente (1542-1563)  déclare qu’il faut rendre la vénération et l’honneur aux images du Christ. Le retable se voit alors attribuer une fonction didactique de taille, à savoir celle d’enseigner la doctrine fixée par le Concile de Trente. Son développement est donc considérable à partir de la seconde moitié du XVIe siècle, et le retable du chœur est même au centre du dispositif liturgique. La multiplication des retables est également attestée dans le milieu rural aux XVIIe et XVIIIe siècles.

24 Le retable était en pierre. Que veut dire les colonnes en bois ?

25 Les troncs étaient situés sous ou à proximité des statues

26 Travée Est côté chevet plat appelée le sanctuaire et où est actuellement l'ancien autel et où se tenait le prêtre officiant et les servants.

27 Posées en haut des marches entre la nef et le chœur. Les fidèles s’agenouillaient sur la marche pour la communion. Extrait l’Echo de Tivernon et Oison juin 1904 page 554 : « C’est à cette table sainte, la même encore, que j’ai communié pour la première fois ».

28 En plus de celui posé en 1838

29 Probablement en pierre l’autel principal et celui de la Ste Vierge, St Marcou, St Martin, St loup. Les autels en bois et celui de la Vierge étaient des autels votifs (sur lequel on ne peut pas dire la messe). Il ne peut servir qu’aux dévotions particulières au saint auquel il est dédié.

30 Les 3 statues des saints (Martin, Marcou, Saint Loup, pas Jeanne d’Arc car trop tôt) et la statue de la Vierge

31 Du sanctuaire et de la chapelle de la Vierge

32 Le curé devait sortir du presbytère, traverser son jardin et entrer dans l’église par la sacristie (porte mentionnée en 1858) et obligatoirement se signer en entrant dans l’église.

33 Travaux réalisés en 1838

34 Ou 1853

35 Le plan de la sacristie construite en 1782 semble avoir évolué (une porte donnant sur le jardin et une fenêtre donnant au levant).

 

36 Extraits du traité pratique de Barbier de Montault

37 S’agit-il de travaux ou de réparations, le texte ne le dit pas.

38 La grisaille, en peinture, est une technique picturale. Elle n'utilise que des nuances d'une même couleur afin d'imiter le marbre, la pierre, le bronze et en vitrail, en gris, par ajout d'oxydes métalliques avant la cuisson du verre.

39 Elle devait se situer au dessus de la porte

40 Pour remplacer celui inventorié en 1857

41 Le claquoir était constitué de la réunion de deux planchettes de bois à charnière dont la face interne était creusée, et que l’on frappe l’une contre l’autre pour donner un signal. Cet instrument servait pour coordonner les mouvements des enfants de chœur et des divers servants d’autel.

42 Carreaux cassés par les enfants ou de jeunes adultes ?

43 Actuellement il ne reste qu’un bénitier en bois situé à droite de l’entrée principale

44 Sous les nappes on peut voir scellée une pierre sacrée renfermant des reliques.

45 L’explication de ces travaux reste inconnue

46 Madeleine Monique Seurrat de La Barre - fille d'Étienne Augustin Seurrat de La Barre, raffineur à Orléans en 1760, seigneur de La Grand-Cour, président de la juridiction consulaire d'Orléans

47 Il s’agit plutôt de Augustin Prosper Tassin de la Renardière (1728 - 1814), Secrétaire du Roy à la Cour des Aydes de Montauban. Echevin d'Orléans en 1777 et 1778. Propriétaire du château de la Renardière en Beauce (45), de Charsonville, d'Authon.... qu'il rachète en 1783. Il Investit dans les raffineries de sucre à Orléans vers 1775 avec son beau-frère.

48 L’inhumation faite en présence des sieurs Etienne Augustin Tassin Ragguenault son fils,

49 C’est plutôt leur gérant qui habitait la Grand’maison

50 Chapelle de la Vierge

51 Côté nord

52 Très certainement les 2 stalles posées en 1764

53 1899

54 Une litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre (emprunt au latin médiéval lista « bordure »), ou encore ceinture funèbre ou ceinture de deuil était, sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l’intérieur et parfois même à l’extérieur d’une église pour honorer un défunt. Cette ornementation de l’église était réalisée à l’occasion des funérailles d’une personnalité. Elle consistait en une bande d’étoffe de couleur noire ou une bande noire peinte sur les murs extérieurs ou intérieurs de l’église. Cette bande noire, placée en hauteur, s’agrémentait de représentations du défunt et le cas échéant de ses armoiries. En 1215, l’église limite l’emprise des laïcs sur ses biens en remplaçant le droit laïc par le droit de patronage. L’autorité ecclésiastique attribue en contrepartie à ces nobles certaines prérogatives, dont le droit de présentation de leurs armoiries sur l’église et le droit de « litre ».Cette coutume se développe à partir du 14 ème siècle et sera supprimé à la Révolution (1790)

55 30 cm environ

56Les armes des Tassin de Charsonville se blasonnent ainsi :D'argent, au chevron d'azur….

57 Après 1800

58 En 1899 dans l’ancien cimetière situé côté sud de l’église

59 Le texte actuel sur le marbre de la tombe est différent de celui ci

60Dans le registre BMS (Baptème – Mariage – Sépulture) de l’année 1920

 

61 En France, au milieu du XIXe siècle, il y avait 86 fondeurs de cloches et seulement 35 au début du XXe siècle. Aujourd’hui, trois grands fondeurs de cloches sont encore en activité : Fonderie de cloche d’Orléans Dominique Bollée à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), Cornille-Havard à Villedieu-les-Poêles (Manche), Paccard Fonderie de cloches et carillons à Servier (Haute-Savoie).

62Jean-Baptiste-Amédée passa l’hiver 1838-39 dans le village de Oucques (Loiret), puis déménagea à Saint-Jean-de-Braye, un village de la banlieue d’Orléans. La fabrication des cloches continua à Saint-Jean-de-Braye, où Jean-Baptiste-Amédée fut remplacé par son fils Georges (1849-1930), son petit-fils Louis (1878-1954), son arrière-petit-fils Jean (1908-2009), et le propriétaire actuel, son arrière arrière-petit-fils Dominique.

63 L'électrification pratiquée après la Seconde Guerre mondiale, a déplacé la maîtrise de la sonnerie du sonneur vers les prêtres. Cette première électrification, pas toujours heureuse techniquement, a souvent engendré des dommages aux cloches elles-mêmes. En outre, d'un usage souvent complexe, elle supposait un certain savoir pratique que les prêtres n'avaient pas toujours. De plus, ceux-ci n'étaient nécessairement sensibilisés à l'art de la sonnerie.

 


Partager | |