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Les croix de l'église, Charsonville

Auteur : Admin  Créé le : 03/11/2019 21:37
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Cet article inaugure, en avant première du projet< I 2PLB> ce que <loirebeauce-encyclopedia.fr> ambitionne de recenser pour mieux faire connaître tous les éléments constituant le patrimoine remarquable du Pays Loire Beauce..

La commune de Charsonville, grâce à l'énorme travail de Patrick THAUVIN-GASNIER, apporte ici, complété ultérieurement par la géolocalisation, ce qui peut être envisagé pour chacune des 48 communes du Pays Loire Beauce

Croix au sommet de la flèche du clocher

Toutes les flèches des clochers des églises de France sont coiffées d’une croix, signe de la religion chrétienne, mémoire de la mort et de la résurection du Christ.

Sur le plan de 1670 de Charsonville figure déjà une croix sur le toit du clocher, à deux versants (toit en bâtière1).

La tour du clocher ne fut surmontée de la flèche actuelle qu’à l’époque de sa reconstruction fin 1824, début 1825.

Une grosse boule2 figurant le globe terrestre sert de support à la croix. Cette boule date de 1828. La Fabrique avait payé 15 francs pour la boule dorée qui avait été fournie par un artisan d’Orléans.

La croix en fer forgé (3m de hauteur par 90cm de largeur) surplombe actuellement la flèche depuis 1968. Elle est la réplique exacte de celle qui fut implantée à l’origine en 1825. Celle de 1825, accidentée lors d’une tornade, dont le fer vieilli et en mauvais état nécessitait son remplacement est entreposée au premier palier de la tour du clocher. Des inscriptions gravées au burin figurent sur la hampe ainsi que sur la partie horizontale (voir photo ci-dessous). L’artisan qui façonna cette croix se nommait Marin Simon Dupuis.

En 1890 la croix de 1825 ayant chutée, et s’étant brisée au pied de la hampe, celle-ci fut réparée, soudée « en gueule de loup » par Noël Désiré Dupuis assisté de son fils Georges Dupuis.

La croix actuelle (voir photo ci-dessous) est l’œuvre de Simon Dupuis assisté de ses fils Guy, Claude et Jean (derniers forgerons de la famille Dupuis).

La croix fleurit ses branches avec des trèfles évidés3. Ces trois feuilles personnifient la sainte Trinité. Quatre volutes en fer forgé participent à l’équerrage des bras.

Au dessus de la croix est fixé une représentation d’un coq servant de girouette. Le coq juché sur la croix, autre le triple reniement de Pierre, évoque l’universalité symbolique solaire de ce gallinacé. Au sommet des clochers, il rappelle qu’avant l’utilisation de cloches, vers le 6 ème siècle, son chant rassemblait les fidèles à l’office du matin. Sa première représentation sur un clocher apparaît sur la tapisserie de Bayeux qui remonte à Guillaume Le Conquérant.

1 Comme le bât que l’on pose sur le dos de l’âne. La tour se termine par deux pignons en forme de triangle surlesquels on vient poser, à peu de frais, une charpente et une toiture à deux pentes, dite également à double égout. Compte tenu de son coût peu élevé, ce mode de couronnement est très répandu dans les petites églises de campagne. Peu fréquents à l’époque romane, ces clochers se multiplièrent, à partir du 13 ème siècle dans notre région et en Ile de France. Toute la subtilité architecturale de ces clochers tient aux proportions du toit en double pente, à celles de la nef et à leur positionnement respectif. Assez peu élevés (20 à 25m), ils se fondent dans le paysage, et leur forme caractéristique est si répandue qu’elle constitue un des archétypes principaux du clocher français.

2 Les renseignements, écrit par Paul Vivier maire de Charsonville, ci-après sont scellés dans la sphère : Cette croix a été faite en Juin 1968 par les Etablissements Dupuis père et fils (Simon, Guy, Claude et Jean). Elle a été posée sur le clocher le 21 juin 1968. Elle remplace celle faite en 1825 par Marin Dupuis, maréchal ferrant à Charsonville qui fut réparée en 1890 par son fils Noël et son petit fils Georges, père de Simon Dupuis. Le 13 mars 1967, une tornade la fit tomber et endommagea le coq ainsi que la sphère qui furent remis en état par les Ets Dupuis. La mise en place fut exécuter par les frères Dupuis avec l’aide des charpentiers couvreurs Boussicault frères (Fernand et Camille). La tour fut remise en état par les Ets Sicot, père et fils (Job et Jean Claude) et les abats son par les Ets Gauchard Joseph et fils (Jean Pierre et Francis).

3 Voir paragraphe 4 (Trèfle)

 

Photo du Duplicata du document incorporé dans la sphère située au pied de la croix en juin 1968

 

Extrait d'un plan de 1670 sur lequel figure déjà une croix fixée à l'extrêmité Est du toit du  choeur.

Cette croixsimple, évidée en fer se dresse sur le toit du choeur de l'église.

 

 

Croix sur le toit du choeur 

 

 

 


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