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Les écoles d'Epieds il y a plus d'un siècle

Auteur : mary  Créé le : 11/01/2021 13:41
Modifié le : 11/01/2021 13:42

Dans les archives de « Dédé » GILBERT, ancien maréchal ferrant à Epieds en Beauce et historien local, mises à la disposition de « LoireBeauce-Encyclopédia » par l'un de ses fils, se trouvent ces notes issues des archives communales.

"Pour établir l’histoire de l’école, il manque beaucoup de documentation. On sait seulement qu’en 1496, l’école était tenue par un clerc nommé Richard Nozas, en 1780 par Pierre Perrot, en 1789 par Jean-Louis Grillon, tourneur et boisselier suivant son acte de mariage et qui est resté en fonction jusqu’en 1835.

Le revenu de l’école était peu important. Il suffisait à faire vivre le maître qui avait une autre profession, étant tourneur et boisselier, il cultivait aussi quelques terres. La contribution mensuelle des parents était de quelques sous et d’une miche de quatre ou cinq livres dont la cuisson laissait à désirer (cf. archives de la commune)

En 1877, la commune possède deux écoles au même emplacement qu’à l’heure actuelle ( ???). En 1855, une école fut bâtie pour les filles à l’emplacement de la maison de madame Fleury. Vers 1910, une autre école de filles fut construite à son emplacement actuel ( ???) et un autre encore fut bâtie à Pressailles en 1912 pour faciliter l’éducation des enfants des hameaux. L’école étant obligatoire depuis 1881, les enfants des villages venaient dès l’âge de cinq ans à pied, par les chemins de terre et par tous les temps à l’école du bourg. Il y a cent ans, la fréquentation était très variable : 90 garçons et 94 filles sur une population de 1250 habitants. Mais dès février, ce nombre diminuait pour arriver en juillet à 35 pour les garçons et 40 pour les filles. Les parents n’attachaient pas d’importance au certificat d’études et préféraient placer les enfants dans les fermes dès neuf ans, quelquefois pour quelques sous, plutôt que de les faire aller à l’école.

L’école était confessionnelle. Les enfants faisaient la prière le matin, allaient aux offices « Rogations, Semaine sainte ». Les lectures étaient souvent les évangiles et c’était une gloire pour les premiers que de réciter la Passion du christ devant l’assistance à la messe, le dimanche des Rameaux.

La bibliothèque scolaire a été fondée en 1877 et était très suivie. Cent livres ont été prêtés d’octobre à décembre.

A cette époque, le pourcentage de conscrits illettrés était de dix pour cent. Cela provenait du travail des enfants des indigents et surtout de l’abandon total de la lecture chez les agriculteurs en sortant de l’école, vers onze ans.

En 1877, l’école était encore payante mais une rétribution de 350 francs était faite par la commune pour l’instruction des indigents.

A cette époque, l’instituteur était monsieur Champd’avoine, de 1862 à 1881, mademoiselle Pacault était institutrice en 1862, monsieur Perdereau en 1864 et de 1872 à 1881, mademoiselle Badinier."

 


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