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L"église de Villeneuve sur Conie: son histoire, sa restauration.

Auteur : rplb  Créé le : 03/05/2013 21:16
Modifié le : 03/05/2013 21:22

 

Histoire de l'église de Villeneuve sur Conie

 

Ces informations  nous ont été aimablement communiquées par

Madame Chantal JOSEPH

ancien maire de Villeneuve sur Conie

 

Un premier village existait à COCHERES au lieu-dit Maison Rouge : la 1ère église sous le vocable de Saint Nicolas se trouvait en retrait entre les fermes de Beauvoir et de Vaudrenet.

Dans les années 911 à 961, toute la région de PATAY fut ravagée par des envahisseurs normands le village ne fut pas épargné. Après ces pillages, quelques habitants échappés revinrent et construisirent le village actuel. VILLENEUVE désignant un « nouveau village » ou le nouveau domaine, en latin « Villa Nova super Coniam «  ou « Villa Nova ad coniam », est cité vers 1272 dans la liste des paroisses du diocèse de Chartres, par la suite rattaché en 1697 au diocèse de Blois et en 179O à celui d’Orléans.

 

Lors des guerres de religion, en 1562, de nombreux habitants de Villeneuve adoptèrent le protestantisme ; le curé lui –même se laissa convaincre et entraîna ses paroissiens. La plaie provoquée par les querelles religieuses fut longue à se cicatriser. Le Seigneur de Lignerolles (hameau de Patay et Coinces) : Antoine de Montdore partageait en 1691, avec Pierre Thureau, curé de Villeneuve, les dimes de la paroisse.

L’Assemblée Nationale avait voté le 12 Juillet 1790 la constitution civile du clergé et demanda à tous les prêtres en paroisse de prêter serment. Le Curé Dollon, de Villeneuve prêta serment à la constitution en Janvier 1792 et se retira en 1973, lors de la fermeture des églises. Lorsque l’église fut ré ouverte en 1801, un prêtre du diocèse de Seez (Ornes) Thomas Perrotte, assura le service à Villeneuve et à la Chapelle . Il obtint l’autorisation de desservir l a paroisse le 26 Mars 1893, mais le 20 Juillet 1806, il retourna dans son ancien diocèse .Jusqu’en 1823 , le service religieux fut assuré par le curé de Patay. Le dernier prêtre résidant à Villeneuve, l’abbé Egret, quitta le pays en 1932.

 

Son Architecture.

L’église est située actuellement dans l e bourg sud, elle est placée sous la protection de la Sainte Trinité : Dieu en 3 personnes : Père, Fils, Saint Esprit. Elle date du XI/XIIème siècle. Elle a subit de très forts remaniements au cours des siècles, mais plusieurs empreintes nous montrent l’existence très ancienne de cette église, c’est le cas de la nef avec d’anciennes baies et portes, dont une restera murée côté nord, la deuxième, côté sud, réouverte. La différence d’épaisseur des murs et les hauteurs différentes des contreforts, les pierres de bases d’anciens contreforts, visibles au sol le long des deux premières travées de la façade sud prouvent que l’église actuelle fut reconstruite au début du XIXème siècle sur les restes d’un monument ruiné, plusieurs reprises du sol en terre cuite de la nef sont là pour en témoigner.

Autre fait probant, le clocher du XIXème siècle a un sol légèrement plus haut que celui de la nef, car il correspond au niveau du sol actuel, témoignage de l’antériorité de la nef, mais aussi de l’absence de clocher à l’origine.

La sacristie est un rajout de la même époque, car le décor s’adapte parfaitement à la porte d’accès. Dommage que cette construction occulte les fenêtres XVIIème du chevet près de l’autel se trouve une pierre tombale portant ces chiffres 1-6-7 .

Le décor intérieur de cet édifice est très homogène et grâce aux restaurations des peintures, apparaît dans sa beauté originelle. Les murs piochés, talochés comme autrefois à la truelle sont mis en valeur par les lampes jadis à pétrole, retrouvées sous la voûte de l’église et désormais électrifiées.

Nous pensons avoir percé le mystère de la fresque découverte sur ce mur après piquetage. C’est grâce à la vigilance du chef de chantier qu’un fragment de peinture médiévale a été découvert à la 1ere travée du mur nord de la nef. Cette peinture était masquée par les enduits du 19ème siècle, les enduits anciens ayant été préalablement piquetés pour permettre l’accrochage des enduits modernes. La peinture se présente sous la forme d’un panneau de 4 m2, la partie gauche a été tronquée lors du percement d’une baie moderne. Ces techniques de réalisation et le style sont caractéristiques des peintures murales de la fin du 15ème siècle. Le sujet représente à gauche un fragment de la pesée des âmes par ST Michel, seuls subsistent l’aile gauche du Saint et son bras tenant la Croix. La partie centrale est occupée par une figure d’évêque mitré, tenant la crosse dans la main gauche et un sceptre dans la main droite, le personnage est conservé jusqu’à hauteur des genoux. Le tout est surmonté d’une bande décorative rehaussée de motifs floraux. Cette découverte démontre que l’église remonte au moins au 15ème siècle, mais nous ne saurons sans doute jamais pourquoi ici, dans cette église placée sous le vocable de la Sainte Trinité, apparaît

St Michel sous l’œil bienveillant d’un évêque.

Sous l’autel principal, nous voyons des représentations de la vie du Christ : Nativité, Pâques, Pentecôte

Sa restauration

-Travaux sanitaires : consolidation des murs, pose de tirants, reprise des semelles de fondation. Assainissement : collecte des eaux pluviales, réalisation d’un caniveau double revers.

  1. Restauration des façades extérieures, piochage des enduits, reprise des enduits a la chaux, injection de chaux liquide. Restauration façade Nord (côté presbytère) Taille et pose de pierres neuves, jointoiement sur contreforts ; Idem sur la façade orientale, idem sur la façade sud, côté plaine avec création et pose de gargouilles, pose raquettes cuivre sur l’ensemble des baies à vitraux.

  2. Restauration charpente avec toiture neuve en ardoise d’Espagne. Illumination extérieure : 2 points lumineux dans le clocher, 5 points lumineux au sol, création d’un parvis en pavés de marbre de Beauce

  3. Restauration des intérieurs : assainissement des pieds de murs, piochage des murs, reprise à la chaux naturelle, restauration des peintures murales de la nef , restauration des autels latéraux, restauration des peintures morales du chœur, restitution du pavement du porche d’entrée , il était en ciment. Remise en conformité électrique, installation d’un paratonnerre.

  4. Coût de l’opération : 398.021,00 € : Etat, Région, département, pays Loire Beauce : 115.923,00 € Commune : 282.098,00 €

     

    Son clocher

    En 1882 le conseil municipal décide de reconstruire le clocher de l’église d’environ 25 m de haut;C’est en 1884 que les travaux furent exécutés. Les cloches :1) André Mary bénie en1865 par Monseigneur Clessé archidiacre assisté de M. Pelé, curé du village et M. Morize, maire du village. 2) Louise Henriette bénie en 1886 sous le règne de Léon XIII, par l’Evêque Monseigneur Pierre Coullié, assisté du curé de la paroisse E.Mercier et M. Morize maire de Villeneuve. Voilà plus de 100 ans que le coq veillait sur les Villeneuvois, vu d’en bas, il avait fière allure, il avait été restauré en même temps que le clocher, mais lorsque nous avons installé le paratonnerre, nous avons constaté qu’il était en zinc, troué et bien malade. Le Conseil Municipal a décidé » l’achat d’un coq en cuivre, béni par le père Barrault.

    L’église de Villeneuve fut rénovée de septembre 2001 à mai 2002 soit 9 mois de travaux avec pour architecte Guillaume Trouvé, spécialisé dans les monuments historiques.

    L' Inauguration a eu lieu le  :14 Septembre 2002.

  5. la Messe inaugurale 6 Octobre. 2002

 

 

 

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