Chevilly a commémoré la tragédie du 15 juin 1940
Modifié le : 21/06/2026 22:03
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En ce 15 juin 2026, le Souvenir Français, la commune de Chevilly et l ‘association Chevilly-histoire, avaient convié les élus nationaux, les maires, les élus des communes voisines et les citoyens désireux de marquer leur solidarité envers les victimes du mitraillage d’un convoi ferroviaire aux abords de la gare de Chevilly, le samedi 15 juin 1940.
Le quatre-vingt-sixième anniversaire de ce drame a été l’occasion d’inaugurer une stèle commémorative et de constater la restauration des tombes des victimes non réclamées, reposant, depuis, dans le cimetière de Chevilly.

Rappel historique,
A partir du 10 mai 1940 le Chancelier du Reich a décidé d’envahir les Pays Bas, la Belgique et la France en contournant la Ligne Maginot censée protéger notre pays de nouvelles invasions germaniques. Cette invasion va déclencher un massif mouvement des populations fuyant devant l’avance de l’ennemi : ce sera l’exode.
Dans notre coin de Beauce, on vit d’abord arriver des Belges, puis ce fut des Français du nord, puis de Picardie. Les Parisiens ne commencèrent à fuir devant l’ennemi que fin mai, début juin.
Le Maréchal Pétain, nouvellement promu chef de l’état demandera l’armistice le 17 juin qui sera signé dans le wagon de Retondes ramené sur place le 22 juin.
Tous les moyens de transport étaient bons pour gagner le sud, les voitures automobiles, le train, les attelages hippomobiles, la bicyclette et certains à pied, constituant des colonnes humaines que l’aviation allemande n’hésitait pas à mitrailler.
Le 15 juin 1940, alors qu’un train est bloqué à proximité de Chevilly, les voyageurs sont descendus
pour se détendre et chercher un peu de fraîcheur dans les bosquets environnant, un avion ennemi mitraille train et passagers. Le bilan sera très lourd, 28 morts dont sept militaires. Parmi les victimes civiles on dénombre beaucoup de femmes dont une maman et son enfant d’un an.
Dans un premier temps, toutes ces victimes sont enterrées dans une fosse commune, avant d’être exhumées à la demande des familles qui les réclamaient.
Cependant cinq corps n’ont, à cette époque, pas été réclamés (trois femmes et deux adolescents de 13 et 15 ans). La commune leur a donné une sépulture décente qui vient de faire l’objet de cette restauration.

M. le Député, Madame la Sénatrice, M. le Conseiller Départemental, M. le Maire de Chevilly, Mmes et MM les Maires de la communauté de Communes, Mme la représentante de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, Monsieur le Délégué militaire Adjoint, M. le Délégué Général du Souvenir Français ; M. le Président du Crédit Mutuel de Patay, Mmes & MM les Présidents des associations, les Porte-drapeaux, Sapeurs-pompiers et musiciens,
Mesdames, Messieurs,
En juin 1940, à la suite des mitraillages et bombardements de l’aviation allemande comme à Artenay, Etampes et bien d’autres villes encore, à Chevilly on devait enterrer les morts résultant de ces évènements tragiques.
Après la guerre, on dénombre sept victimes qui sont restées inhumées à Chevilly dont Marthe LAURENT qui repose dans une concession familiale et le caporal Samuel LUPOLD enterré dans le carré militaire.
Pour Marthe PARMENTIER, Yvette ROOSE, Irma LOEB, Jean MEUNIER et un jeune garçon dont le nom reste inconnu, les tombes ayant été regroupées avec celle d’André BRACHET, lui victime civile au moment de la libération, on installera sur chaque concession une tombe descente avec un cadre en béton, des gravillons au centre et une croix en bois avec le nom de la victime.
Le temps passant, plus de 80 ans après, les croix de bois se délabrent et les plaques d’identification tentent à disparaitre.

Heureusement, l’association « Chevilly-Histoire » est vigilante et alerte la municipalité et le comité du Souvenir Français de Patay. C’est donc en partenariat avec les bénévoles de l’association « Chevilly-Histoire », les élus et le service technique de la commune ainsi que le Souvenir Français que la réfection des tombes a pu se faire. Pour finaliser l’ensemble, avec le mécénat du Crédit Mutuel de Patay, nous avons pu installer un lutrin et sa plaque qui permet de rappeler les faits aux visiteurs.

Ce soir, au nom du comité du Souvenir Français de Patay, je tiens à remercier tous les acteurs de cette rénovation, sans oublier les adhérents et la quinzaine de communes du secteur qui, fidèlement et surtout financièrement, nous aident à entretenir les tombes et monuments des Morts pour la France et ainsi faire vivre la devise du Souvenir Français « A Nous le Souvenir, à Eux l’Immortalité ».
Il faut néanmoins signaler les démarches faites par certaines familles pour retrouver leur proche.
La lettre adressée par Emile Loeb à la Mairie de Chevilly en est une preuve










